20
Déc

En attendant 2010..

Cela ne vous a pas échappé, la décennie se termine. Et cela en vous a pas échappé non plus, elle s’est pas super bien passée. Des guerres, certes un peu plus loin de chez nous qu’au 20e Siècle, mais plus nombreuses aussi. « Une guerre a repris, plus au Sud, oh, c’est loin » chante Dominique A..
La pauvreté chez nous, des gens qui dorment dans la rue, qui y meurent.

Des associations montées temporairement mais qui durent depuis 25 ans et qui sont plus débordées que jamais.
Donc voilà, Pere Noel, si cette année tu pouvais faire un sorte que ça se s’arrête un peu..

pere-noel_034

La transition est délicate..mais personne n’est venu là pour s’étendre sur la misère du monde. Soit.

C’est la fin de la décennie, et les sites web recensant les meilleurs disques de ces dix dernières années ne doivent pas manquer, mais l’exercice est pompeux pour tout dire et j’ai pas trop envie (bon on met qui ? Radiohead, Franz Ferdinand, Bloc Party, etc..). Là j’ai juste envie de vous faire entendre de très belles voix féminines. Deux extraits magnifiques, juste touchants, j’ai même mis les morceaux en entier. Le premier, plutôt du début de la décennie et qui nous vient du Massachussets, ce sont les Papas Fritas.  L’autre plutôt sur la fin, originaire d’Omaha (Nebraska il paraît). Ce sont Tilly And The Wall.

Je vous souhaite de passer de bonnes fêtes de fin d’année avec ces 2 petits bijoux. A bientôt.

Papas

[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2009/12/Papas-Fritas-People-Say.mp3]

 TillyAndtheWall

[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2009/12/Tilly-And-the-wall-Shake-It-Out.mp3]
17
Nov

C’est pas toujours marrant


A Mon Fils, Julian, Elliot B.
A mes amis, à qui je souhaite plein de bonnes choses, mais qui ne trouveront jamais de prénom aussi génial 😉

Bon Xav s’est pas mal lâché sur Radiohead l’autre jour. Perso, je suis un gros gros fan de Radiohead. Mais je suis peut-être largement plus touché par la musique du Monsieur en photo, là. Ce post est en quelque sorte une réponse à l’article de Xav, quoi. Quoique sans doute moins exhaustif. Tiens d’ailleurs, une partie de début de réponse du « Pourquoi le Blog s’appelle Half/Right ? » se trouve dans l’article. Bon un peu caché quand même. Il faudra d’ailleurs qu’on lance un grand jeu concours, un jour.
Bon on verra. Allez on y va. Il faut que je vous raconte une anecdote. Je vous préviens c’est pas très marrant. Octobre 2003, je suis en période de sous-charge assez marquée de ma boite de de l’époque (qui a dit comme d’habitude ?). Comme tous les jours ou presque, je prends l’apéro au Syndicat. Bar résolument rock mais très détendu et bon marché dans le 12e, aujourd’hui disparu, je discute avec le barman, qui fait aussi le Dj. (NDLR, Quelques semaines plus tôt, le barman m’avait dit en arrivant « il a craqué Cantat ou quoi ? » suite à son pétage de plomb en Lituanie.)

Sa compil d’un coup se met à jouer Waltz #2 que je reconnais dès les 1ers coups de futs. Et d’ailleurs je cherche une chanson pour ouvrir mon mariage quelques mois plus tard, c’est parfait, hop vendu (véridique). Bref j’adresse au barman un « très bien, ça » pour faire le malin. Il me répond « prenons ça comme un hommage ». Hein ?? Quoi ?? Bah oui, il s’est suicidé aujourd’hui. Harakiri il parait, tellement il était malheureux. Et pas assez beau, et tout ça.

Songwriter américain malheureux du milieu indépendant, période fin 90’s, début 2000, qui n’a jamais connu le succès qu’il mérite, loin s’en faut. Jugez plutôt, sa seule gloire fut d’avoir été nommée aux Oscars pour la musique du film Will Hunting (merci Gus Van Sant !!). Histoire d’un gamin surdoué joué par Matt Damon, avec Robin Williams et également Ben Affleck (1ers roles pour les 2 gamins). Le film est moyen mais la musique est pas loin d’en faire un chef d’œuvre, Miss Misery et Los Angeles donnant cette touche d’émotion sans sombrer dans la mièvrerie. Et donc il a été nommé aux Oscars, il a joué sa chanson en direct devant des millions de téléspectateurs dubitatifs, mal à l’aise dans son costume blanc, prestation qu’on peut admirer ici : [youtube]http://www.youtube.com/watch?v=EbQ4sFGmANk[/youtube] … et a perdu face à Titanic (Céline Dion). C’est dire si le monde est injuste.

Elliott Smith est bien entendu mon songwriter préféré, interprète préféré, et a écrit les plus belles chansons du monde (bon ok, Lennon a fait 2-3 trucs sympas aussi). Il les joue avec un dépouillement et un talent tout à fait unique, de la batterie aux claviers, et évidemment la guitare. Souvent acoustique mais pas toujours. La voix se pose dessus et tout d’un coup, en exagérant un peu, j’ai envie de dire que Jeff Buckley passe pour du Patrick Sebastien chantant « la fiesta » à côté. Je sais c’est pas très gentil, et en plus j’adore Jeff Buckley, mais c’est comme ça. Jeff c’est la gueule d’ange que tout le monde se doit d’aduler, et à juste titre. Mais Elliott c’est Quasimodo. La mélancolie, ses problèmes, ses malheurs personnels, on voit que c’est pas du pipot et tout ça fait plus que transparaitre dans chacune de ses chansons. Ecoutez donc « Happiness » et vous comprendrez, si ça c’est sa notion du bonheur et bien on peut se demander ce que peut être le reste [audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/elliotthappiness.mp3]

Apres avoir joué dans un groupe du mouvement grunge-punk proche de Seattle
(Heatmiser, début des 90’s dont je recommande chaudement au passage l’album Mic City Sons), Elliott Smith a donc tenté sa chance en solo et sur 6 albums. Dont 2 posthumes. De l’album très dépouillé, très acoustique Either , Or de ses débuts (le titre 2.45 am constitue un modèle du genre, tout en retenu, qui ne demande qu’à exploser mais reste superbement contenu – et surtout le titre Angeles qui reste un ovni de la guitare pour moi) [audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/09-angeles.mp3]

jusqu’à son dernier album de son vivant Figure 8 ,nettement plus produit, plus long aussi, où l’on trouvera son plus gros hit (Son of Sam, vaguement passé sur oui fm à l’époque, et encore) ou encore le chef d’œuvre I’d be better quiet now. Ce dernier album qui se termine par un titre qui donne froid dans le dos,
quelques notes sur un piano qui semble s’éloigner. Le titre s’appelle Bye. Quand on connait comment il a fini…[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/16-bye.mp3]

J’ai mis à profit ces vacances d’été pour réécouter l’intégralité de ces albums (enfin les dernières vacances, celles d’avant, et encore avant). Il y a largement de quoi faire une bonne sélection de son œuvre, 6 albums au compteur je crois en comptant les 2 posthumes (d’un très bon niveau au demeurant), sauf qu’il me serait très difficile de sélectionner ou d’écarter quoi que soit. Même l’album Figure 8, assez décrié par les fans de la première heure regorge de pépites, sans parler des 2 albums posthumes. A noter, lors de ses derniers jours, évidemment sa nana s’était barré, et évidemment l’album qu’il avait enregistré n’intéressait plus sa maison de disque. Dehors Elliott. Ce même disque (From a basement on the Hill) étant devenu tout de suite beaucoup plus intéressant pour cette maison de disque une fois E. Smith suicidé. C’est moche la vie. Heureusement il reste la musique.

PS : En complément, pour les plus vaillants d’entre vous, une video d’Elliott, jouant Angeles en live, seul.
[youtube]http://youtube.com/watch?v=La8Y6n0oqz0[/youtube]

18
Fév

What a waster…

« What a fucking waster » chantait Pete Doherty entouré de ses Libertines époque 1er album.

Quel gâcheur ou quel gâchis, voilà ce qui vient à l’esprit lorsqu’on évoque le sujet Bertrand Cantat.
Car cela ne vous aura pas échappé, le nouvel album de Noir Désir arrive. Pour l’heure seuls deux titres circulent sur leur site internet en téléchargement gratuit, dont une reprise du Temps des Cerises, et Gagnant-Perdant, charge en règle contre notre cher président et le système plus généralement.

Refaisons le film. Nous sommes en 2002. Et oui cela fait déja plus de 6 ans, et Noir Desir est alors à l’apogée de sa carrière. Leur nouvel album Des Visages, Des Figures se vend encore mieux que le précédent, lui-même s’étant mieux vendu que l’album d’avant, etc.. L’album est évidemment courroné par une Victoire de La Musique (au royaume des aveugles..). Ces victoires que le groupe a pris l’habitude de collectionner mais surtout de boycotter, cette fois Cantat et sa bande viennent la chercher. Ils ont un message à adresser à leur nouveau patron, Jean-Marie Messier, alors maitre du monde, patron d’Universal qui vient de racheter leur petit label.
Pour mémoire, et parce que c’est quand même un grand moment, on trouve cette video ici :
[youtube]http://fr.youtube.com/watch?v=HOd9dYpzIgA[/youtube]
Un mois plus tard, c’est le choc politique, Le Pen au second tour de la présidentielle à la place de Jospin. Un concert de rassemblement est aussitôt mis en place, avec en tete d’affiche, Noir Désir bien entendu. Bref Cantat est partout. 1 an plus tard, il sera surtout à la une des faits divers pour avoir tué sa femme.
5 ans passeront donc avant la sortie de Cantat de prison pour bonne conduite. Quel gâchis alors..Oui ce groupe avait réussi là ou tout le monde avait échoué ou presque. Réussir à faire sonner Rock N Roll la langue française. Une espèce d’équilibre parfait entre Brel, Ferré d’une part, et le rock anglo-saxon d’autre part. Tout ça servi par des textes balancés entre la poésie et la revendication sociale, la politique parfois aussi. Réussi également sur la durée, et un bon paquet d’albums (5 ou 6 ?) d’un niveau plus que remarquable, avec bien-sûr cette énergie unique sur scène.
Las. Cantat a craqué. Et par son geste, il nous a laissé tombé. Pendant ces 5 ans passés en prison, le monde a changé. Pas en bien. Comme si le capitalisme libéré de sa compétition avec le bloc de l’Est avait décidé d’en finir avec lui-même. A tel point que ce meme Messier se réclame désormais pratiquement de l’altermondialisme, on croit rêver…
Alors bien entendu ce dernier single Gagnant-Perdants est un constat d’échec. Malgré un texte plutôt réussi dans l’absolu, j’ai quand même bien du mal à l’écouter avec l’enthousiasme qui mériterait (peut-être). Bah oui on a élu « Pimpronelle et Nicolas, qui nous endorment parfois.. » comme tu le dis. Mais tu étais où Bertrand pendant tout ce temps…

08
Fév

Le Sharko numéro 5 au printemps ?


Je ne sais pas pour vous, mais je commence à en avoir marre de cet hiver. Le temps pourri, les grippes, la crise, les interviews présidentiels à 2 Francs (bravo les journalistes à ce propos, mieux vaut regarder les guignols), etc… Vivement le printemps. Sentiment conforté par l’annonce suivante, glanée sur l’excellent site du groupe belge Sharko. Pour la faire brève, le cinquième opus de l’irremplaçable trio belge devrait sortir au printemps (cf l’intégralité du message ci-dessous, du David pur jus…) et ça, ça donne la patate. Tu vas voir David, dans quelques mois on se souviendra à peine de Ghinzu, dEus ou Girls in Hawaii. Tous les groupes Belges seront enterrés par ce cinquième album. Half-Right s’occupe de tout, la promo est assuré parmi ses milliers de lecteurs fidèles. « A Suresnes il est connu de par le monde » comme tu dis. Bon il faudra l’écouter un petit peu cet album quand même. Et pas vraiment d’extrait à se mettre sous la dent pour l’instant. Vivement la fin de l’hiver, quoi. A moins que tu ne mettes ton public préféré dans la confidence quelques semaines avant…

Bon, que faire, qu’écouter, alors. Ah oui, bien entendu, bon ça date un peu, mais le concert donné par le groupe dans le métro de Bruxelles est un modèle du genre…Imaginez ce que peut donner dans une salle de concert le groupe que j’ai le plus fréquemment vu en live (après Radiohead peut-être ? non non, en recomptant, avant Radiohead)
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=11nZ9OfyKpw[/youtube]
A quoi ressemblera donc possiblement ce cinquième album ? A la sortie du précédent il y a un peu plus de 2 ans, l’excellent Molecules, Sharko avait provoqué son petit effet, surpris son auditoire habituel avec un titre de pop musclé, le très pêchu Motels, qu’on retrouve ici avec beaucoup de plaisir :
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=O-qgtcAuYc8[/youtube]
A l’époque, je me souviens, certaines critiques avaient à nouveau souligné l’intérêt qu’ils portaient au groupe, qui avait tout pour remplacer ses compatriotes dans les Hit Parades Rock Européens.
Mais Half-Right n’était pas encore né… En tous cas, bon courage les gars pour la tournée de promo qui s’annonce. Et pour nous vivement le printemps et l’odeur que le Sharko Numéro 5 laissera sur nos platines.

23-01-2009 | de david
Bonjour, (je sais que tu m’adores).
Des nouvelles donc.
Un nouveau site bientôt. Promis.
Le nouvel album de SHARKO au printemps, peut-être avant.
(Il est à mon image: sexy, sombre, fantasque, fort beau, névrotique, des profondeurs en veux-tu en voilà, plein d’humour, romantik, froid, diabolique.
Nan, j’rigole.)
C’est notre meilleur album.

Des chansons belles à pleurer, des chansons pour vivre, une chanson triste à mourir,
une chanson qu’on dirait un cheval giflé par une tornade au creux des reins du Pacifique, une chanson que si tu danses pas, c’est que t’es mort. Une chanson pour les fous (ceux qui parfois chutent dans l’hyper-réalisme), une chanson sur le courage, la rage et le coût de la rage et une chanson-réponse paternelle à la matrice protectrice qu’était « Sweet Protection ». Si.

Plus très vite. Très, très vite.
David, janvier 2009

07
Jan

Happy 2009

Et oui on y coupe pas. Bonne année. Tout d’abord désolé. Je n’ai rien écrit depuis un moment. Cela ne justifie en rien, mais ceux qui m’ont vu dernièrement savent que je me suis réfugié, comme certains geeks le font avec leur ordinateur, dans ma guitare avec un casque sur les oreilles. Plusieurs heures par jour, et quand c’était pas ça, c’était le clavier. Du coup je n’ai presque rien écouté. Ah si, le dernier Blonde Redhead, très bon comme d’habitude.
Bref, Xav qui n’est pas là non plus pour vous souhaiter la bonne année. En vacances là où il fait chaud. C’est pourtant son truc à lui. Bon je vais tenter un truc. Un feu d’artifice. Youhou.
new-year-fireworks
Pas terrible ? C’est vrai c’est pas mon truc. Bon il pourrait pas quitter sa serviette de plage 5 minutes, le Xavier ? Non je crois pas. Bon passons à autre chose. Hier j’ai vu le dernier Woody Allen, Vicky Cristina. Bon on n’est pas sur un blog de ciné, mais quand meme, c’est un putain de génie.. Plutôt mal reconnu dans son pays, d’ailleurs, une vraie icone en France. Comme pas mal de gens d’artistes également. Jeff Buckley ? Elliott Smith ? Tous des putains de génie aussi. Bon, eux en sont prématurément morts…Le personnage incarné par P. Cruze ne passerait peut-etre pas l’année 2009 en vie non plus à mon avis..
L’histoire ? Bah pas grand chose finalement, sur fond de romance torturée à Barcelone, avec un casting énorme, le réalisateur Américain semble surtout tourner le dos à son continent et vante les charmes de la vie à l’Européenne. Le mode de vie et les préoccupations des Américains sont tournés en dérision (la déco intérieure d’un appartement à G. Village, regarder un match de baseball en survolant le Japon, etc..) au profit d’une aspiration fortement épicurienne. A un moment le film semble vouloir donner la définition du génie justement. Mais pas plus que ça finalement. Comme s’il attendait qu’on lui dise « mais c’est toi le génie, Woody ».
Bon on arrête là. Alors oui, si quand même je vais vous faire partager 2 reprises des années 80, c’est rigolo. Je sais pas si 2009 sera dans la tendance revival des années 80, on verra bien.

La première est américaine, on y va :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2009/01/the-bates-billie-jean.mp3]

Et la seconde est française, vous vous souvenez de ça ? Les paroles sont bien marrantes finalement…Par moment le style de la reprise fait un peu penser à du CSS ou du Ting Tings, non ?
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2009/01/yelle-you-a-cause-des-garcons.mp3]

A vous de me donner votre préférence..

26
Nov

Les vidéos de Sophie Muller brûlent nos mémoires

[mise à jour : toutes les vidéos défaillantes on été remplacées et devraient marcher… en attendant une prochaine crise. Merci YouTube d’empêcher la diffusion des vidéos que vous hébergez, merci DailyMotion d’être plus ouverts d’esprits. Moralité : choisir DailyMotion aussi souvent que possible]

Sophie Muller est réalisatrice de clips vidéos. Voilà, je n’en sais guère plus sur elle, si vous voulez une bio, faites comme moi, allez sur Wikipédia. Non mais oh.

Ce que je sais, ce qu’elle a réalisé le clip de Miss World pour Hole, dont l’intro aura à mon goût un impact majeur sur le style de ce groupe (ou est-ce l’inverse ?).

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x8k1v_hole-miss-world[/dailymotion]

Plusieurs années plus tard, je tombe sur la vidéo de Underneath It All de No Doubt. Regardable, mais lorsque l’on arrive à la dernière partie de la vidéo, avec Gwen seule, sans maquillage, tout de blanc vétue et sur un lit, la miss et moi-même avont eu la même réfléxion, « c’est marrant, la dernière partie m’a rappellé Miss World« . Ni une ni deux, je suis allé vérifié qui avec réalisé chaque clip, et, vous l’aurez compris, bingo, Sophie Muller.

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x29793_no-doubt-underneath-it-all_creation[/dailymotion]

Certes, cette dernière partie (qui commence à la 3e minute) n’est pas un copié/collé de Miss World, mais la patte nous a suffisemment semblée forte pour nous rappeller le clip de Hole, réalisé 8 ans plus tôt (1994 – 2002). Cette patte, c’est Sophie Muller, qui a d’ailleurs fait nombre de clips pour No Doubt et Gwen Stefani (dont Don’t Speak, on l’aura compris en vue du style), et bien d’autres.

On pourrait s’arrêter là (enfin, si je ne respectais pas le titre), mais vous vous en doutez, l’idée est de balancer quelque vidéos qu’elle a réalisées, pour vous montrer combien Sophie Muller a été derrière nombre de clips majeurs. Bon, évidemment, la sélection est parfaitement subjective, car j’ai laissé de côté nombre de clips qui ne m’ont pas marqués, ou de chansons/groupes vraiment pourris, toussa. Je suis chez moi, je fais qu’est-ce que j’veux.

Commençons par un clip que je révère, que j’adore, que je kiff – tout autant pour la chanson que les images : Bettlebum de Blur.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=yci8GY9kUqg[/youtube]
Je suis un fanboy de Graham Coxon.

Le Muller a également réalisé pour eux Song 2 (autre excellent clip), M.O.R. (boarf, dommage, super chanson), et Tender (chanson plan-plan, donc clip à l’avenant).

On continue ? Dans la vidéographie sélective de Wikipedia, on découvre qu’elle a beaucoup bossé pour Eurythmics et Annie Lennox, Sade, Shakespears Sister, Sinead O’Connor, Sarah McLachlan et d’autres dont on se fout comme de l’an 40. Par contre, elle a réalisé un clip pour quelques artistes phares et/ou marquants. Je vais vous balancer toutes celles qui me titillent la tête, on n’est pas ici pour lire du texte mais voir des vidéos. Zou.

Björk – Venus as a Boy, avec les bou-boules dans les cheveux
[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x3asar_bjrk-venus-as-a-boy_music[/dailymotion]

Jeff Buckley – So Real, un travail de commande ? Boaf quoi…
[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x3ve1x_jeff-buckley-so-real_music[/dailymotion]

Supergrass – Mary, clip formidable pour une chanson qui déchire tirée d’un album largement incompris, sans doute parce qu’il était trop « sombre » pour des critiques qui étaient habitués à un Supergrass se limitant à de la pop joyeuse. Comme le disait Prodigy, « Fuck’em, and their law ».
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=sTygXj_8jbc[/youtube]

Sparks – When Do I Get to Sing My Way, là c’est un choix super perso, car ce clip m’avait assez marqué quand je l’ai vu tourner sur MTV étant gamin, d’autant plus que les membres du groupes sont assez marrants, comme ils l’avaient démontré lors de leur passage à l’émission-phare de MTV à l’époque, MTV’s Most Wanted avec l’hilarant Ray Cokes (oui, celui-là même qui officie maintenant sur France Télévision dans quelques émissions musicales)
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Pvatys8vP3s[/youtube]

JJ72 – Oxygen, alors là, franchement pas un groupe que je vénère, mais je profite de l’occasion : qui aujourd’hui se souvient de JJ72 ? Sérieux, ce trio avait tout pour suivre la même voie que Muse : premiers albums sortis à quelques mois de différence (Muse en septembre 99, JJ72 en août 2000), même type de formation (trio guitare+chant, basse, batterie), même attitude arrogante du leader juvénile, même forte inspiration de l’univers Radiohead (alors en succès mondial post-OK Computer, et donc plein de labels cherchant du sous-Radiohead à revendre aux masses bêlantes et vociférantes), et JJ72 avait même l’heur et l’avantage de disposer d’une jolie fille à la basse (qui finira d’ailleurs par partir et être remplacée, filon oblige, par une autre mignonne). Bref, JJ72 aurait pu voir la gloire, mais c’est Muse qui a tout eu, c’est ainsi. Ce parcours de la carrière de Sophie Muller nous permet de nous remémorer ces petits groupes qui ont eu leur heure de gloire. Voici donc leur premier single, Oxygen, dont seule la voix nous permet de faire la différence avec la grandiloquence de Muse…
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=6oQUy5IhBq4[/youtube]

Tiens, tant qu’on parle de Radiohead, voici venir I Might Be Wrong. Clip pas très connu (car single radio-only) pour une chanson énorme, ça donne l’impression d’avoir été tourné par le groupe lui-même, mais non mais non, c’est bien la grande Sophie derrière. On ne saurait trop remercier Rh d’avoir mis cette chanson dans Amnesiac, ça fait du bien de la guitare qui tâche au milieu de leurs élucubrations électroniques comme son prédécesseur dans l’album, Pulk/Pull Revolving Doors (yeurk!).
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=drig8Dgh7Rw[/youtube]

Et après les Radiohead-like et l’original, revenons à une copie : Coldplay avec Trouble, donc durant leur période Parachutes, premier album très fortement inspiré de Rh période The Bends… On s’y perdrait.
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=LolJmyDjRsQ[/youtube]
Également, In My Place, puis Fix You par Sophie M.

Continuons sur les superstars avec PJ Harvey, à qui Sophie Muller a prêté sa patte artistique pour trois vidéos, et pas des moindres, qui viennent illustrer les singles de l’album Stories From The City, Stories From The Sea. Tout d’abord, l’excellente A Place Called Home – vous vous souvenez de la chanson Let Down de Radiohead, avec ce final à deux voix, « You know, you know where you are with… », et vous l’imaginiez deux Thom Yorke à chacune de vos oreiles ? Sophie Muller a mis ça en vidéo…

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=BSf2Kznpj4Q[/youtube]

Avant cela, Sophie Muller lui a fait Good Fortune, somme tout assez lambda malgré une PJ très glamour, et This Is Love, également moyennement créative – et que je n’avais jamais vue. Pour fans de la PJ période « fan de rouge à lèvres ».

The Cardigans font de superbes albums, comme Grand Turismo, dont est tiré Hanging Around :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=lnFB7dqe9vo[/youtube]

Les fans de The Strokes préfèreront la version de The End Has No End de Sophie à celle de la pub EDF (surtout qu’on y trouve Mila Kunis et Eve Mendes *bave*) :

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x1epxb_the-strokes-the-end-has-no-end_music[/dailymotion]

Le second album de The Raconteurs est proprement excellent, mais Level vient du premier album, donc n’en fait qu’à peine la démonstration :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=bqFb6VXW86Y[/youtube]

Parce que Sophie Muller ne fait pas que dans les groupes déjà installés, enchaînons avec deux inconnues qu’elle a aidé à propulser sur la scène internationale en réalisant le clip de leurs premiers singles respectifs ! Tout d’abord, Lily Allen avec le très stylé Smile :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=0ScoiJRbMJk[/youtube]

Ensuite, moins fille-à-papa et plus self-made-girl, KT Tunstall avec Black Horse and The Cherry Tree (dont j’ai longtemps cru qu’il s’agissait d’une reprise, mmh) :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=4fykZ3PymMo[/youtube]

(j’aurai tendance à préférer la version live de Taratata, mébon)

C’est pas très indie-pop-rock, mais il faut bien dire qu’on retrouve toute la patte particulière de Sophie Muller dans la vidéo pour Family Portrait de Pink :

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x6xcr_pink-family-portrait[/dailymotion]

Allez, un virage à 180° dans la crédibilité avec trois vidéos qui feront plaisir à Vince, vu qu’elles sont pour The Kills : U.R.A. Fever…

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=w3fZP7QC4PE[/youtube]

…Cheap and Cheerful, toutes les deux très graphiques…

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=G6wUPCqwWI8[/youtube]

…et enfin Last Day of Magic, ma préférée de l’album :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=JkEwk7wZVV8[/youtube]

J’aime beaucoup l’album The Last Broadcast de Doves, mais Sophie s’est occupée d’un titre de leur album précédent (Lost Souls, nommé au Mercury Prize quand même), Catch The Sun :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=KqlIFLb6jU0[/youtube]

Vous ne connaissez pas les Kings of Leon ? Vous devriez, franchement. Goûtez voir avec les récents Sex on Fire

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x6t9ri_kings-of-leon-sex-on-fire_music[/dailymotion]

…et Use Somebody, toutes deux tirées de leur dernier album.

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x7eix6_kings-of-leon-use-somebody-new_music[/dailymotion]

Le groupe de 2008 qui conjugue hype et rock, les Cold War Kids avec Something Is Not Right With Me :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=n2JNE-sgA74[/youtube]

Autre groupe hype et très sympathique en cette fin d’année, The Tings Tings avec That’s Not My Name – vous avez sûrement entendu Shut Up and Let Me Go dans la pub iPod et en boucle sur Ouï Fmeuh…

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=GF5wvycotuo[/youtube]

Un peu de fun, parce qu’on est pas sectaires par ici, et que la vidéo est rigolote : Murder On The Dancefloor par Sophie Ellis-Baxtor (qui peut bien remercier Spiller de l’avoir rencardée sur Groovejet, ouais j’ai une large culture musicale) :
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=JCoHybxM2Iw[/youtube]

Et pour boucler, on va se faire plaisir avec Mr. Brightside de The Killers, car c’est l’une des chanson que l’on reprenait quand j’étais chez Sinh Cafe avec Vince, Nam et la bande, et que cette chanson est vraiment kiffante à jouer. Enjoy le clip un peu trop travaillé mébon (et en plus on n’entend pas assez la basse)…
[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x2ptzr_the-killers-mr-brightside_music[/dailymotion]

Voili voilou, les enfants, ça devrait vous occuper quelques heures tout ça, et j’espère vous remémorer quelques bons souvenirs. Si vous voulez fouiller un peu plus, vous pouvez faire comme moi : utiliser wikipédia. Et vu que vous êtes veinard, vous pouvez même utiliser le nouveau site de MTV – ce que je n’avais pas sous la main quand j’ai commencé cet article 🙂

21
Nov

If you go to San Antonio..

N’oublie pas d’aller au Waxy O’Connors, bar irlandais de son état du Texas.

Oui car évidemment quand on est au Texas, et qu’on veut éviter la musique mexicaine, on se retrouve rapidement au pub irlandais, où tous les soirs un certain Joe Walmsley fait l’animation seul à la guitare.

Le gars étant orginaire lui-même de Liverpool, les clients ont le droit aux reprises des Beatles avec entrain tous les soirs. Ayant embarqué ce soir mon enregistreur numérique fraichement acquis, je suis donc en mesure de vous proposer un premier extrait sonore :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/11/waxyjoe-come-together.mp3]
Le gars de Liverpool m’ayant déja vu la veille lors d’une soirée également mémorable puisqu’elle a entre autre emmené Barack Obama à la maison blanche. Je vous propose donc 2 autres extraits. Sur le premier, j’accompagne simplement Joe à la guitare sur un titre d’Oasis (bah oui, Liverpool – Manchester, c’est à coté) :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/11/waxyvincewonderwall.mp3]
Et le second, bah il voulait que je chante un truc. Et le seul titre qui me soit venu à l’esprit, ici, au beau milieu du Texas, c’est un hit de Britney Spears. Peut-être ai-je besoin d’une psychothérapie…Bon sachez que ça ressemble assez à la version de Travis, ce que j’ai essayé de faire.. En attendant, juste 30 secondes d’extrait, on entend plus le bruit de fond que la musique, mais je ne sais pas encore comment traiter le bruit…
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/11/waxyvincebritney.mp3]


Bon sinon un petit peu de vraie musique. Je vous préviens, on va rester dans le populaire, pas forcément très renommé ou réputé dans les milieux autorisés, mais bon je suis plus à ça près. Parmi les chansons reprises ce soir là, un titre d’Oasis, que j’ai découvert ou redécouvert je ne saurais pas dire. The Importance of Being Idle est sur un album récent (enfin plus de 3 ans quand même), que je n’ai donc jamais écouté. Il sonne très Beatles en tout cas, j’aime bien. Bon faut pas avoir honte de dire « J’aime bien certains titres d’Oasis ». Disons que je suis de ceux qui pensent qu’il n’ y a pas des excellents groupes d’un côté et des pourris de l’autre (enfin ça existe quand même). Il y a bien-sûr des bonnes chansons, et des moins bonnes partout. Thèse que je soutiens depuis longtemps, et que je développerai un jour dans ces colonnes si j’en ai le courage. Allez enjoy, et sachez que la photo est la seule à peu près potable de l’aîné Gallagher que j’ai pu trouver..
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/11/oasisbeingidle.mp3]

05
Nov

Comme dirait Michael Moore..

« .. it was a great day in America » (Bowling For Colombine)…enfin surtout cette soirée du 4 novembre.
A l’heure ou j’écris ces lignes, je suis aux Etats-Unis dans l’Etat du Texas, à San Antonio. Le présentateur de CNN a beau présenter des pourcentage dans tous les sens, jouer avec des hologrammes (hallucinant ce truc, jetez un coup d’oeil..), il n’y a pas grand chose à ajouter. Obama l’a emporté de très loin et a mis une bonne raclée à Mc Cain et sa demeurée de service.

C’est assez incroyable quand même ce pays quand même. Ce soir je suis allé voir un match des Spurs. C’est du basket, et dans cette équipe évolue avec beaucoup de succès d’ailleurs un certain Tony Parker, qui comme son nom de l’indique par nécessairement est français. Je me suis donc rendu au AT&T Center de San Antonio muni d’un ticket à 25$, donc pas cher, ce qui signifie que je suis relégué au tout là haut, dans les derniers rangs. Sauf que.. chose incroyable :
J’arrive quelques minutes avant le match, je m’approche donc du bar à l’intérieur du stade et je commande une bière. A ma droite, une soixante huitarde d’une cinquantaine d’année, tout droit sortie des Chroniques de San Francisco semble intriguée par ce que j’ai commandé. C’est pourtant juste une bière, et encore pas parmi les meilleures. Il n’en faut pas plus pour engager la conversation. Alors ça parait bizarre pour ceux qui n’ont jamais mis les pieds là-bas, mais c’est comme ça. Ils sont potes avec tout le monde au premier abord. Donc voila Butsy (c’est son nom) qui discute avec moi. « Where are you from ? », etc.., et le fait que je vienne supporter Parker a l’air de l’enchanter à un point, vous pouvez pas vous rendre compte. Il faut dire qu’elle a le tshirt des Spurs, les badges, et le pass pour l’abonnement annuel dans les meilleures places. Machinalement je paye pour les 2 bières. Remerciements appuyés de la soixante-huitarde « non mais tu peux pas faire ça, c’est trop, là le match va commencer, mais à la mi-temps, ça sera ma tournée. » Et puis ce truc venu de nulle part :
« c’etait vraiment sympa de payer pour ces bieres. Fallait pas. En fait on va se donner RV à la mi-temps ici, je te filerai mon billet, je suis abonné à l’année, j’ai une place au 1er rang, je dois partir à la mi-temps, je te la file « … « ??? » . « C’est vrai, tu as fait tout ce chemin pour supporter Tony Parker, tu mérites des meilleures places ». Je proteste pas longtemps, surtout que je dois rejoindre ma place, et effectivement on voit pas grand chose. L’équipe de Parker prend une belle raclée malgré tout, mais c’est pas l’animation qui manque. Les Pom Pom Girls, les jeux débiles pendant les temps morts (lancer des frites géantes dans des cornets géants par exemple), et en même temps le décompte des Etats pour l’election présidentielle américaine qui défilent sur le tableau géant. Parce que oui, c’est aujourd’hui l’election américaine pour le président, et plus ça va, plus les votes sont favorables au candidat Black.

La mi-temps arrive rapidement, je redescend au bar, sans trop d’illusion, je vois pas tellement pourquoi la vieille Butsy me filerait sa place. Et pourtant. La voila. « Je te montre la place, je suis sure que tu vas vraiment apprécier le jeu maintenant ! ». Sauf que. L’abonnement est nominatif et le gars qui surveille les gradins veut pas me laisser passer. Ca s’envenime un peu. J’essaie de faire comprendre à Butsy que je vais regagner ma place tout là haut. « Pas question » qu’elle me dit, et nous voila partis au service des abonnements, Butsy a pas l’intention de se laisser faire. Elle est vraiment très énervée. Celle là je vous la fais en VO parce que c’est trop bon : « my good friend (sic) flew all the way down from Paris to see our Tony Parker. I want to give him my seat, I bought it, I have the right to do so ».
Et le gars s’excuse 100 fois devant moi « je suis désolé monsieur, etc.. », et il me fait rentrer devant mes yeux ébahis, aux 1eres loges du AT&T center. « Bye bye Vince, Promise me you would send me a postcard when you’re back in France » dit-elle en me tendant son adresse…
J’ai donc vu les Spurs se faire étriper par la modeste équipe des Mavericks, mais je les ai vus de près..Le président des Etats-Unis n’est alors pas connu.
A mon retour Downtown, après quelques écoutes je filai (presque) immédiatement vers mon pub irlandais ou j’ai désormais mes habitudes. C’est là ou ils ont annoncé avec certitude le nom de Barack Obama. Un chanteur british de Livepool, y interprète à la guitare acoustique quelques chansons des Beatles et des classiques du Rock US. Il est là tous les soirs. Après quelques verres, je ne peux m’empêcher d’aller discuter avec lui. On finira la soirée à jouer tous les deux le Wonderwall d’Oasis et le Why does it always rain on me de Travis, pendant qu’Obama fait un beau discours de remerciements, que certains trouveront très émouvant, à Chicago et sur l’écran qui nous fait face..
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=zK7WOgRqYM[/youtube].

Ce soir les Americains ont élu un président noir. Et ils m’ont filé une place pour le 1er rang juste pour que je vois mieux Tony Parker..

Avec tout ça, actualité oblige, je ne vous ai pas trop parlé musique. J’aurai voulu vous passer l’extrait de Teenage Fan Club, groupe écossais présent dans le film Bowling For Colombine. Malheureusement impossible de trouver le très bon Take The Skinheads Bowling, et pas tellement possible de l’extraire du film original là où je suis. Allez pas grave, je vous fais don de l’excellent Sparky’s Dream, qui a largement sa place dans tous les best of de chansons pop.
A bientôt.
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=9iuALpEXNlE[/youtube]

03
Nov

A l’origine ?


En lisant le commentaire de Sylv sur mon dernier post, j’ai effectivement réalisé que le Rock Indé (si tant est que la définition du Rock Indé soit si évidente que ça) jouissait aujourd’hui d’un certain regain d’intérêt. Regain, à mon avis, en grande partie dû au développement des outils tournant autour d’internet (le téléchargement en est un). Je ne ferai pas le débat du pour/contre le téléchargement, mais il est assez évident qu’il permet de se procurer rapidement des albums qu’on n’aurait jamais l’opportunité de découvrir ou d’acheter. Et bien entendu apprécier des petits concerts jusqu’ici passé inaperçus, j’en veux pour preuve une courte liste non exhaustive de ce que j’ai pu voir ces derniers temps dans cet esprit là :
– Rilo Kiley au Nouveau Casino (à moitié vide d’ailleurs)
– Death Cab For Cutie au Trabendo
– Ben Kweller à la Maroquinerie (bon plan de Vince, ça se passe le 2 décembre 2008 à l’Européen, seule date française)
La renommée d’un artiste se faisant principalement par le bouche à oreille ou parfois le prêt de disques, on comprend la puissance de l’internet dans la diffusion du Rock Indé aujourd’hui.
Malheureusement certains groupes n’obtiennent pas la diffusion méritée. C’est parfois injuste, profondément, comme c’est le cas pour Grandaddy.
De tous ces petits groupes américains, Grandaddy fut le premier à rejoindre ma discothèque, lorsque je tombai sur cet extrait chez Lenoir, quelque part, fin mai 2003. El Caminos In The West est alors promis à un bel avenir selon Lenoir, puisqu’il le destine à être le tube de l’été. Lorsqu’on entend le refrain, on acquiesce, forcément :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/10/grandaddyelcaminosinthewest.mp3]
Je notai alors la date de sortie de cet album. C’est la première fois que j’entends parler de ce groupe, l’album est prévu pour le 10 juin 2003.
J’ai donc acheté l’album Sumday le jour de sa sortie et j’ai pris ce qu’il convient d’appeler une bonne claque. A noter, le Hail To The Thief de Radiohead est sorti exactement ce même jour du 10 juin 2003, je suis donc revenu à la maison avec 2 albums plutôt qu’un.

Pour replacer les choses dans son contexte, c’est l’été du 1er Rock En Seine, et ce qui n’était pas plus mal en fait, ne durait qu’une journée (PJ Harvey, Beck, Massive Attack), l’époque aussi des 1ers Tshirts Soma fm. (belle photo sur le lien, non ?). Bref je ne sais s’il faut y voir un signe quelconque, mais cet album de Grandaddy fut véritablement le 1er album de Rock Indé Américain que j’écoutais. (Enfin pas tout à fait, peut-être y’avait-il quelques disques de Pavement quand meme), étant moi-meme largement plus ancré du côté de la British Pop à l’époque. Je me risque également à quelques comparaisons, du style « Grandaddy est au Rock américain ce qu’est Radiohead à la Pop anglaise ». Thèse que je ne suis pas le seul à défendre, cela dit, voir ici ou . Quoi qu’il en soit, c’est à peu près à cette époque (été 2003) que je prends un nouveau virage du côté du Rock Indé US, aidé notamment avec une écoute de plus en plus régulière de la radio Soma Fm.

Grandaddy, père de la scène Rock Indé US ? Il y a un peu de ça, sans mauvais jeu de mot d’ailleurs. Un son puissant, s’appuyant sur une rythmique carrée, des envolées lyriques et des expérimentations servant une mélodie toujours impeccable, parofis même planantes.
Ce groupe de barbus (à ne pas confondre avec ZZTop bien-sûr) nous vient donc de la ville de Modesto (200 000 habitant) au beau milieu de la Californie, qui donne tant à rêver si l’on en croit Wiki : « The area is plagued by some of the worst air quality in the nation, on occasion surpassing even that of Los Angeles. » Emmené par le chanteur/guitariste/clavieriste Jason Lytle, Grandaddy a donc publié au début du siècle 2 chefs d’œuvre majeurs, les albums Sophtware Slump en 2000 et Sumday en 2003.
Tout de suite un extrait du 1er, le très beau Hewlett’s Daughter :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/10/grandaddyhewlett.mp3]
Ce même Hewlett’s Daughter faisant suite au He’s Simple, He’s Dumb, He’s The Pilot, titre de presque 9 minutes, peut-être le plus représentif de l’univers Stratosphérique qu’emprunte parfois Grandaddy. Ca commence comme ceci :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/10/grandaddy-hessimplepart1.mp3]
et s’acheve comme cela :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/10/grandaddy-hessimplepart2.mp3]
Alors pourquoi parler de ce groupe au passé ? Et bien Grandaddy n’est plus, il s’est séparé courant 2006, n’ayant jamais rééllement trouvé son public comme on dit. Pour faire bref, il n’ont jamais vraiment vendu assez pour vivre de leur musique. Peut-être sont-ils arrivés trop tôt d’ailleurs, ont manqué de quelques années la diffusion massive par internet de ce type de musique. Et il est vrai que les albums publiés après 2003 furent un peu moins intéressants. En tout cas lorsque l’on évoque le nom de Grandaddy, on ne peut s’empêcher de penser « quel gâchis ».
Merci pour tout, messieurs, tout le plaisir était pour moi..
Finissons encore une fois par une petite video, un petit concert de Jason fraichement rasé,à l’acoustique.
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=7yPN4ryWeRs[/youtube]

14
Oct

Dans ce domaine comme dans d’autres..

Les filles ne seraient-elles pas en train de prendre le contrôle ? Illustrons un peu ce propos avec 2 exemples :

Elise, 30 ans, San Francisco. DJ du canal « indy-pop rocks » de Soma Fm. J’ai déja rappelé mon attachement à cette radio depuis plusieurs années, pendant lesquelles j’ai desespérément cherché un concurrent serieux. Jamais trouvé. Son espace perso est ici.

Blanca, 29 ans, Madrid. DJ du Moloko, bar résolument Rock Indépendant de la capitale espagnole. Chez elle, c’est .

En regardant les influences de ces demoiselles, les 2 profils m’inspirent ceci :
– les groupes que je connais, j’aime vraiment et j’écoute ça à longueur d’année (Shins, Stars, New Pornographers, Grandaddy, Apples In Stereo, etc…)
– les groupes que je ne connais pas sont plus nombreux que les précédents. Le seul commentaire qu’ils m’inspirent pour le moment, est le suivant : « pourquoi bordel j’ai pas tous ces disques à la maison ! »

Pourquoi ces 2 dames là ?
La première est DJ dans le sens animatrice de radio. J’ai déjà souligné mon dégoût de la radio rock fm actuelle, qui ne prend plus un risque pour etre le premier à passer des artistes interessants, et ont pratiquement toutes franchi le cap 100% commercial. Les exemples ne manquent pas (Le Mouv, Oui Fm, Virgin Radio, RTL2 ou je ne sais quoi encore).
Des risques, Elise en prend tous les jours en programmant des artistes de la scene indépendante, parfois signés sur des Majors, mais quand meme souvent en dehors de ce circuit. Et surtout au mépris de tout circuit commercial puisqu’elle le fait sans vendre 1 seule seconde de publicité. Au risque de fragiliser la survie de la station.
La seconde est DJ dans le sens où elle passe des disques dans un club (plutôt un bar) pour faire danser des gens. Là encore, la performance est à signaler lorsqu’on sait quel type de soupe est servi en général dans les clubs.
Dans le même style, citons aussi le collectif PMU (comprenez Pop Music United) qui sévit au Pop’In de temps en temps, emmené également par une jeune fille.

Ne cherchez pas une quelconque revendication d’ordre féministe dans mes propos. Ces 2 dames là ont largement dépassé ce débat.
Nous sommes au 21e siècle, et il est d’usage de passer des disques signés Universal en radio en attendant la prochaine coupure publicitaire, comme il est d’usage de payer une fortune des DJs qui revendiquent leur statut d’artiste pour mixer 3 rythmes électroniques.
Au mépris de ces règles commerciales, ces jeunes filles sont devenues ce qu’il convient d’appeler des références, des pointures, osons même dire les meilleures, à force de passion.
Chaque heure passée en leur compagnie nous rapproche un peu (seulement, mais c’est déja bien) de la discothèque parfaite. Et tout ce que j’arrive à dire c’est « pourquoi j’ai pas tous les disques de la discothèque d’Elise chez moi ? », et « pourquoi je n’étais pas au Moloko le week end dernier ? »

Des groupes emmenés par des jeunes femmes, Elise et Blanca en supportent un bon paquet, de Stars à Rilo Kiley, en passant par Tilly and The Wall, Tegan and Sara et bien d’autres. Si vous le voulez bien, concluons alors ce post par l’un de ces groupe, une video pleine de la douceur d’Emily Haines, avec la moitié du groupe Canadien Metric:
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=P_tsD3Dyfnc&feature=related[/youtube]

Immédiatement suivie de la version live du même morceau (Live it Out, tiré de l’album du même nom) accompagné du groupe au complet, pour les fans de plus gros son à base de Telecaster tranchante.
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=MGB_D82tR54&feature=related[/youtube]