15
mai
08

This is Earlimart

Aujourd’hui, je ne m’attacherai pas à livrer un post enflammé de plusieurs pages sur ma rencontre avec le Rock, ou appelant à soutenir une webradio gratuite et sans pub diffusant toute la musique dont on peut rêver et néanmoins dans le pétrin. Non aujourd’hui, je vous ferai juste écouter quelques titres éclairés d’un petit groupe indépendant qui nous vient de Californie (Los Angeles, je crois). Ce groupe se nomme donc Earlimart. Du groupe je ne connais pas grand chose, sinon que le noyau du groupe est composé d’un gars et une fille, qui chantent tous les deux avec un résultat pareillement aimable à mes oreilles, et qu’ils écrivent de très jolies choses. On peut même dire qu’ils excellent dans la ballade soutenue par la guitare acoustique et le piano. Allons donc à l’essentiel, avec quelques extraits du superbe dernier album Mentor Tormentor.

Là, c’est quand le gars chante :

Et là c’est quand c’est la fille qui chante :

L’avantage, quand on ne connaît rien du groupe, c’est qu’on peut laisser faire son imagination, quitte à être à côté de la plaque, en les écoutant. Exemple: Earlimart est un groupe indépendant, leurs albums ne sont disponibles en France qu’en import et sur commande. C’est un fait. Donc on se dit qu’ils vendent très peu d’albums. On les imagine aisément, présentant leurs pièces d’orfèvrerie de petites salles anonymes en bars sous-ventilés à la quête d’un hypothétique succès, ou peut-être pas d’ailleurs. Pourquoi les artistes voudraient tous devenir multi-millionnaires ? D’ailleurs peut-être le sont-ils déjà, chez eux aux États-Unis. Peut-être sont-ils déjà plus connus que les Red Hot, à Los Angeles. En même temps quand on voit certaines photos de leurs concert, comme ça, sous un auto-pont, on en doute :

Ensuite le titre de l’album, « Mentor Tormentor ». Au début, sans réfléchir, j’ai traduit ça comme le « Tourment du Menteur ». Un peu comme un adieu à l’administration Bush Junior et son bilan calamiteux, souligné de ci, de là, administration qui se serait condamnée elle-même à force de mensonges. En fait non, renseignement pris, la traduction donnerait plutôt quelque chose comme « le bourreau du mentor ». J’ai moins d’idée, tout de suite, même si le mentor d’Earlimart est assez clairement Elliott Smith, après je lui trouve pas tellement de bourreau, ou sinon trop (l’objet d’un futur bulletin, assurément).
Bon on s’éloigne de l’objet, et je voulais faire court. Earlimart c’est un petit groupe avec un sens assez extraordinaire des mélodies, il a besoin d’être soutenu, écouté, au moins sur leur espace, ou leur livre, où ma question « Suis-je le seul fan Français ici ? » reste désespérément en suspens. C’est un groupe qui n’écrit pas que des ballades non plus, la preuve ci-dessous, où personnellement, l’entrée de la guitare clinquante, au bout de la 99ème seconde du morceau, me donne le moral pour toute la journée. Et ça c’est déjà pas mal.


1 Response to “This is Earlimart”


  1. 1 Syl mai 22nd, 2008 at 11:10

    Totally right.

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