02
Juin
08

Le cas Kooks


The Kooks est un groupe britannique issu de la (chic) station balnéaire de Brighton. Emmené par leur chateur-guitariste Luke Pritchard, ils publièrent en 2006 du haut de leur vingt ans (aux insolente gueules d’amour par ailleurs) Inside in, Inside Out, un album de pop quasi-parfait, à la fois frais, léger, évident, mais également très inspiré, déconcertant de maîtrise et de connaissance. Car chez les Kooks, on ne plaisante pas avec les classiques du pays. Les dramaturges ont appris Shakespeare, par coeur, les Kooks connaissent les Kinks, Bowie, les Beatles, sur le bout des doigts – virtuoses dès qu’une guitare acoustique se présente aux alentours. Seaside, Ooh La, Naive, Eddie’s Gun, sont autant de « singles » en puissance qui contribuèrent à écouler le disque à plus d’1 Millions d’exemplaire rien qu’en Grande Bretagne. Plus personnellement, ce disque occupa pendant de longues semaines la « tête des rotations » sur ma platine CD, et peut-être bien la tête du classement des albums de l’année 2006 (si toutefois je faisais des classements). A titre d’exemple, un extrait de l’excellent Naive :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/kooks_naive.mp3]
Qui fut également repris par la pétillante Lily Allen :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/lilyallennaiveamp.mp3]
Du côté de l’Hexagone, les Kooks se sont illustrés par 2 vidéos tournés par les excellents Concerts à Emporter de la Blogotheque.
La première montre donc 2 membres des Kooks, 3 minutes avant le début de leur show dans une petite salle de concert parisienne (La Maroquinnerie ?) remonter lentement la rue qui monte à la salle de concert, guitares à la main, et entonnant leur tube Ooh la. Franchement en tant que spectateur, on ne peut pas rêver meilleure intro de concert :
[youtube]http://youtube.com/watch?v=P8DRxQATErY[/youtube]
La seconde montre ces même Kooks dans cette même rue (quelques minutes avant ?), reprenant le tube des Gnarls Barkley. Comment ne pas préférer cette interprétation légère, dépouillée à la lourdeur de la version originale ? (qui n’est d’ailleurs pas l’originale, Crazy figurant déja sur une bande originale de Western datant de la fin des années… 60 !)
[youtube]http://youtube.com/watch?v=ESCinKVX-Ew[/youtube]
Forts de cette expérience, Les Kooks nous livrent un deuxième album, intitulé The Konk du nom de leur studio d’enregistrement apprend-on. Je suis un peu embarrassé car je n’aime pas dire du mal en général. J’ai même défendu le deuxième album des Girl In Hawaii, mais cette fois, oui il faut bien reconnaître que ce deuxième album est plutôt raté. De mon côté ma platine a laissé la place aux appareils numériques (lecteur mp3, disque dur, etc..), au moins ce disque n’aura-t-il pas pris de place, ni de poussière sur mon étagère. Il n’encombrera pas non plus mes cartons lors de mon prochain déménagement. C’est un avantage de la musique dématérialisée qu’il est difficile de nier… Allez, c’est trop difficile pour moi de les laisser comme ça, on va s’en faire une petite dernière pour la route. Sur cet album, on trouve tout de même l’excellent Mr Maker, un refrain très accrocheur, et peut-être ce qu’on entendra de mieux cette année :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/kooks-mrmaker.mp3]


2 Responses to “Le cas Kooks”


  1. 1 Syl Juin 4th, 2008 at 0:34

    B’en moi je te trouve un peu dûr. Il y a quand même quelques excellents morceaux là-dedans.
    J’attends en tout cas que tu chroniques le prochain Death Cab…

  2. 2 admin Juin 5th, 2008 at 8:52

    Haha, yes! En lisant ton intro, je me disais « tiens, je vais lui coller la vidéo de la Blogothèque, obligé, p’tet qu’il ne l’a pas vue ! », et paf 🙂 Cette vidéo, elle tue, et ça a dû être un sacré highlight de leur passage en France.

    ‘faudrait que je me chope le 1er album, le 2e est sur mon random-mode, mais rien n’accroche vraiment…

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