Archive for juin 25th, 2008

25
Juin

Revoila Lily

Pour mémoire, Lily Allen est cette jeune anglaise de 20 balais qui sortit il y a 2 ans un album plein de pep’s, de malice, et accessoirement de Singles bien classés dans les charts. Peut être un brin aidée par ses parents dans le circuit musical depuis longtemps (Feu Mick Jones des Clash étant par exemple un ami de la famille). Depuis quelques jours, la rumeur enflait sur le Web, Lily Allen a confirmé la sortie d’un 2e album très attendu, enregistré partiellement à Los Angeles. En guise de mise en bouche, on peut donc entendre sur son Espace quelques titres.
Parmi eux, je me suis laissé dire que le Guess Who Batman pourrait bien être celui mis en avant dans toutes les radios du monde, ce qui serait assez exceptionnel au vu de la mélodie associée aux paroles. Guess Who Batman est en fait une charge en règle contre le British National Party (l’équivalent anglais du FN) et son intolérance face à certains phénomènes de notre société moderne (Immigration, Homosexualité, etc..)

Voici donc un extrait de cette nouvelle chanson associé aux mots suivants. Alors ce que je voulais faire, c’est faire défiler les paroles en même temps que la musique parce que c’est assez rigolo. Genre un Karaoke. Comme je ne sais pas l’intégrer au blog, je vous invite à cliquer sur la touche lecture, et à lire les paroles en même temps. Vous allez voir, c’est très bon.
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/06/lilyallen-guesswhobatman.mp3]

Look inside look inside
Your tiny mind then look a bit harder
Cos we’re so uninspired so sick and tired
Of all the hatred you harbour
So you say it’s not okay to be gay
Well I think you’re just evil
You’re just some racist who can’t tie my laces
You’re point of view is medieval

Fuck you, fuck you Very, very much
Cos we hate what you do
And we hate your whole crew
So please don’t stay in touch
Fuck you, fuck you Very, very much
Cos your words don’t translate
And it’s getting quite late
So please don’t stay in touch

Vous avez vu ? le petit piano, avec le Fuck you laché d’une petite voix. Et on ajoute Very very much. Génial.

25
Juin

Everything free in America ..


For a small fee in America
Ainsi font les chanteurs dans la célèbre comédie (tradégie?) musicale West Side Story. Et ça continue longtemps comme ça : Industry boom in America .. Twelve in a room in America, ou encore Life is all right in America .. If you’re all white in America
West Side Story n’est pas exactement ma came, comme on dit à la Nouvelle Star, mais il me semble que ces paroles illustrent assez bien ce que je ressens lorsqu’on me parle des Etats-Unis. Tout et son contraire. Un enthousiasme énorme, rapidement suivi d’un sentiment de dégoût. Ou parfois dans l’ordre inverse, c’est selon. Comment pourrait-il en être autrement ? Pays des libertés individuelles, pourtant largement et scandaleusement reniée ça et . Pays des réussites économiques et financières, ou les riches sont très riches, mais où les pauvres sont très .. nombreux en tout cas.

Je ne connais pas bien les Etats-Unis, mais j’ai eu la chance d’y aller quelques fois (je remercie au passage mes gentils hôtes qui ont su m’y accueillir, d’Est en Ouest). Ce drôle de sentiment, très contrasté ne me quitte jamais à chaque fois que j’y voyage. Vous me direz que c’est bien comme ça partout, ici aussi. Je me permettrais quand même de souligner que ce contraste est bien grand de l’autre côté de l’Atlantique. L’air de rien, ils ont le pire néo conservateur au pouvoir et cela dure depuis 8 ans, et pourtant ce sont les premiers qui s’apprêtent à élire un président issu d’une minorité ethnique… Alors oui aussi, ils sont nuls en géographie, sont capables de confondre la France avec la Croatie, mais bon. Qui a déja entendu parler de l’Etat de l’Idaho, pourtant grand comme 7 fois la Belgique ? Et de sa capitale (Boise) ? Qui sait le situer sur une carte ? (Je fais le malin, j’ai découvert ça il y a 10 jours en me renseignant sur les géniaux Built To Spill.)
« Capable du meilleur, comme du pire. Mais pour le pire, je suis le meilleur », chantaient en cœur les sautillants FFF à la fin des années 90. Cela pourrait figurer la Statue de La Liberté. Ou tout aussi bien dans n’importe quel Jingle de chaîne de télévision ou de station de radio.
Car bien évidemment, ce contraste déteint largement sur la création artistique en général.
Prenez le cinéma, personne ne s’étonnerait si on vous disait que le même studio pouvait produire des chefs d’oeuvre comme ça , ou des merdes comme ça. Les séries américaines sont pas mal dans le genre. Quoi de commun entre le génial (legendary 😉 )« How I met Your Mother » et « Charmed » ? (désolé pour les fans de Charmed et de la famille Spelling, les nostalgiques de Beverly Hills, tout ça.. mais il faut avouer que c’est vraiment très mauvais..). Bref je pense que vous saisissez mon propos. Evidemment ce genre de constat s’applique à la musique. Maria Carrey et Christina Aguileira face à Elliott Smith et les Strokes..
Je mettrai les mauvais côtés au placard lorsque viendra mon post sur le Rock Indé Américain, mais il faudra tenter de se souvenir de cette chronique, c’est important. Je ne souhaite pas être taxé de Pro-Américain, Pro-Bush ou je ne sais quoi. En attendant je vous laisse avec West Side Story. Je ne parlerai pas de Rock aujourd’hui, mes oreilles bourdonnent encore du samedi 21.

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