Author Archive for vince



07
Sep

We thought we lost you …

..Welcome Back.
C’est sur ces mots de bienvenue des excellents New Pornographers que je déclare ouvertre la Saison 2 d’Half-Right.

Le post de rentrée sera très court, mais peut-être utile à ceux qui connaissent pas les New Pornographers. Je suis avec attention ce groupe Canadien labellisé « indie-rock » originaire de Vancouver depuis quelques années. Bon Ok, peut-être pas depuis leur 1er album (Mass Romantic, paru en 2000), mais quand même, au moins depuis que… bah disons depuis que j’ai une liaison internet haut-débit. Aussi quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’appris que leur titre, que dis-je, leur bombe atomique The Laws Have Changed figurait sur la BO de la série américaine Weeds. Pour ceux qui ne connaissent pas non plus, voici le bruit que fait de cette bombe atomique :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/09/newporno-thelawshavechangedweeds-soundtrack.mp3]

Sur le dernier album des Canadiens, Challengers, sorti en 2007, figurent beaucoup de chansons de qualité. La perle se trouvant à la fin de l’album, avec le titre Adventures In Solitude. Ce titre que je livre ici en intégralité, plein de mélanges subtils, chanté à moitié par la chanteur, puis la chauteuse est un pur chef d’oeuvre. Je ne suis pas fan des chansons à violons, mais il faut reconnaître que quand elles sont réussies, c’est assez énorme. Comme souvent sur ce type de chansons, le meilleur est à la fin, donc écoutez jusqu’au bout…
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/09/11-adventures-in-solitude.mp3]
Allez, sur ce, bonne rentrée !

25
Juil

Les 10 albums à emmener cet été…

Une fois n’est pas coutume, Xav et Vince vous proposent un post commun, réunissant les albums à mettre dans votre baladeur pour passer un été serein – et partir sans craindre d’avoir raté une nouveauté essentielle. Ces 10 albums sont sortis en 2008, et accompagneront votre été, à la plage, à la montagne, à la campagne ou à la ville.

Et oui, l’année touche à son milieu, et avant de partir écouler des congés payés sous des pâturages plus verts (ou plus ensablés), il est temps de voir ce qu’a donné la moisson musicale 2008 jusqu’ici.

Voici donc les 10 albums que nous avons aimé depuis janvier, classés en trois sélections : celle de Vince, celle de Xav, et une sélection commune. Les disparités ne veulent pas dire qu’on n’a pas aimé un album par rapport à l’autre, peut-être juste qu’on l’a moins écouté. Si l’on partage pas mal de playlists, on ne va pas jusqu’à s’imposer le même ordre de lecture…

De fait, vous pouvez considérer les albums de la sélection commune comme nos potentiels finalistes pour l’album de l’année, si jamais il nous venait l’idée de faire un tel classement en décembre 🙂

Sélection commune:

Nada Surf – Lucky
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/07/nadasurf-seethesebones.mp3]
Il est bien loin le temps ou Nada Surf avec son tube « Popular » nous semblait tout droit extrait de la mode Power-Pop-Punk-PostGrunge lancée par Green Day et Offspring. Comme quoi il ne faut pas se fier aux seules radios GM. Ce groupe New-yorkais aux membres impeccablement bilingues Anglais-Français, signe ici son cinquième opus, aux mélodies pop toujours impeccables et aux arpèges toujours aussi éclairés. Fait notable pour les fans de Rock Indépendant, l’album est produit par John Goodmanson (producteur habituel de Death Cab For Cutie et Blonde Redhead)


Last Shadow Puppets – The Age of the Understatement
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/lastmistakes-were-made-for-you.mp3]
L’attachement à ce gamin a déjà été souligné dans ces colonnes . Turner ou l’art de faire un surprenant break de grande qualité.


Girls In Hawaii – Plan Your Escape
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/girlsinbored.mp3]
Le retour des belges d’Hawaii a déjà fait l’objet de 2 posts (Vince pour la version studio, Xav pour la version live). Une chose est sure, si la Belgique éclate un jour en deux, il faudra prendre soin de les récupérer au passage.


MGMT – Oracular Spectacular
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/07/mgmt-time-to-pretend.mp3]
Le groupe qui monte emmené par un single impeccable, sans doute l’attraction de tous les festivals estivaux. Half/Right vendu ? Bah, écoutez au moins l’album…

Sélection de Vince:

The Kills – Midnight Boom
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/07/kills-cheapandcheerful.mp3]
Un petit commentaire sur celui-ci, puisqu’il n’a fait l’objet d’aucun post. Et pourtant ce fut peut-être l’album que j’ai le plus écouté cet année. Duo atypique établi à Londres. elle est américaine et lui anglais, à moins que ce ne soit l’inverse, ils sont souvent comparés aux White Stripes, mais sonnent quand même beaucoup plus punk/garage. Avec ce 3e album ils prennent un virage quelque peu éléctro, sans s’éloigner de l’esprit indépendant sans concession. J’aime beaucoup.


Weezer – Red Album
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/07/weezer-pork_and_beans.mp3]
On ne peut que saluer la longévité du groupe au son reconnaissable entre 1000. On saluera particulièrement la video du single et le projet aux 19 couplets. Xav a déjà tout dit ici.


Dresden Dolls – No, Virginia
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/07/dresden_dolls-the_mouse.mp3]
Merci à Céline pour le tuyau. Contrairement aux apparences, ce n’est pas un groupe allemand mais américain, de Boston. Inspiré de Kurt Weill et Bertolt Brechet pour l’aspect quelque peu cabaret, avec une touche de Gothique. Alors que le son penche assez furieusement du côté de Sonic Youth ou d’autres groupes indépendants Américain. Très original, à écouter d’urgence. Et à voir sur scène encore plus.

Sélection de Xav:

Foals – Antidote
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/07/foals-mathletics.mp3]
Après le génial « Mirrored » de Battles l’année dernière, qui ouvre une nouvelle porte dans le genre math-rock, j’étais curieux de savoir ce qui allait suivre. Les oxoniens de Foals enchainent donc avec la même sorte de rythmique lourde et calibrée, et ces guitares qui se répondent par salves de notes enchainées. Ce n’est pas aussi puissant que Battles, le chant pouvant être exaspérant par moment, et je me doute que nombreux sont ceux qui trouveront ce son anxiogène, mais chezmoiçamarche.


She & Him – Volume One
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/07/sheandhim-iwasmadeforyou.mp3]
Zooey Deschanel n’est pas juste une ravissante actrice, elle sait aussi chanter, et écrivait ses chansons dans son coin jusqu’à ce que M.Ward lui propose de les arranger et de voir ce qu’il en sortirait. Ce qu’il en sort, c’est un album aussi charmant que sa chanteuse, mélange de chanson-cabaret et de pop très fifties, avec cette pointe de mélancolie sans laquelle la pop est trop sucrée.


Black Mountain – In The Future
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/07/blackmountain-wucan.mp3]
Avec ses riffs gros comme une maison et ses synthétiseurs plongés dans l’huile, ce combo indie-rock canadien change enfin de l’homogénéité sonore des productions indie-popeuses de l’Amérique du Nord, notamment Broken Social Scene et tous leurs potes (Feist, Stars, Metric, The Most Serene Republic…) – au demeurant tous excellents, mais à force… Avec Black Mountain, on ressort les guitares basiques et lourdes, on se prend un peu de rock psychédélique dans la face, sans pour autant oublier de prendre du plaisir avec de la simplicité.

Et voilà. Nous vous souhaitons donc d’excellentes vacances, n’oubliez pas votre baladeur préféré… Merci à tous les lecteurs, et merci pour vos commentaires, vos encouragements. Sachez que chaque post rédigé l’a été avec grand plaisir pour nous deux. RV donc sans faute à la rentrée pour la deuxième saison d’Half/Right, et plein de bonne musique.

30
Juin

Le pop rock est un sport…

…qui se joue à 3, 4, parfois à 5. Et c’est toujours Coldplay qui gagne.

C’est donc avec cette paraphrase de Gary Lineker (qui lui parlait de l’equipe allemande de football) que j’ai accueilli le dernier album de Coldplay. Chris Martin et sa bande réalisent donc tous les 3 ans l’exercice de haute voltige consistant à faire un album pas trop déplaisant aux oreilles des fans de Rock Indépendant, et surtout commercialement très rentable.
Classé Numéro un aux États-Unis dès sa sortie, ce qui n’était pas arrivé à un groupe anglais depuis 11 ans, Viva La Vida peut s’écouter à nouveau comme un album de Singles de Pop-Rock moderne, sans surprise et mortellement chiant.
Sauf que.. On ne peut que saluer la qualité des mélodies et des arrangements du quatuor, cette fois-ci servi par la production de Brian Eno. Une fois encore, il y a des synthés pour soutenir la mélodie, mais pas trop pour ne pas rebuter le fan de Rock, il y a des guitares, mais pas trop pour ne pas rebuter la bande FM. Il y a des accords de piano plaqués quand il faut faire dans le romantisme. C’est assez consensuel tout ceci, mais jamais vulgaire. Et puis l’album est bien entendu numéro 1 en Angleterre, comme en France ou il a a détrôné Francis Cabrel et Julien Doré…
Coldplay use cette fois d’infleuences parfois hispaniques, voire orientales, notamment avec ce très beau titre de 7 minutes Yes. La première partie de la piste est donc très orientale :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/07/coldplay-yes-part1.mp3]
Puis ça s’arrête au milieu, et ça part sur un Riff très très Field Mice :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/07/coldplay-yes-part2.mp3]
Bref Coldplay a une nouvelle fois trouvé la formule magique, et je doute fort qu’ils aient besoin d’initier des pétitions ou des lois contre le téléchargement illégal pour vendre leur album encore mieux que le précédent. Il est bien loin le temps ou j’achetai le 1er album du groupe (Parachutes) en quête du groupe indépendant sensé combler mon manque d’OK Computer (comme l’a fort bien décrit Xavier quelque par par là).
Coldplay est installé durablement et confortablement dans les fauteuils occupés par U2 et REM au siècle dernier. Et a ceux qui ne voient qu’en Chris Martin qu’un amateur de Soja certifié Agriculture Biologique/Commerce Équitable, pourquoi ne pas tenter d’aller les voir en concert, la machine est également très bien huilée. Ou chiante c’est selon. Pour ma part, j’ai toujours eu un faible pour Politik, que je montre ici en version Live à Galstonburry en 2002.
[youtube]http://fr.youtube.com/watch?v=BO0M_zooT4U[/youtube]

Et pourtant, ces derniers temps, une petite polémique accompagne la sortie de l’album. Je ne sais pas si elle sera de nature à enrayer la machine Coldplay et contredire l’adage cité plus haut (comme l’Espagne a su le faire, vous me suivez..), mais elle mérite d’être mentionnée, c’est toujours amusant.
Voila, le groupe Indépendant et complètement confidentiel qui répond au nom de Creaky Boards revendique l’antériorité du Single Viva La Vida qui vient de sortir. Et le prouve en son et image ci-dessous. Alors le clip original est d’assez mauvais goût, la ressemblance n’est pas toujours flagrante, et puis bien-sûr le coup de pub est un peu facile. Mais il faut avouer que, au moins le moment où ils font un concert dans leur cave, les Creaky Boards, et bien on entend quand même bien la même mélodie avec à peu près le même rythme…
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=eUhFLiw6h6s[/youtube].

25
Juin

Revoila Lily

Pour mémoire, Lily Allen est cette jeune anglaise de 20 balais qui sortit il y a 2 ans un album plein de pep’s, de malice, et accessoirement de Singles bien classés dans les charts. Peut être un brin aidée par ses parents dans le circuit musical depuis longtemps (Feu Mick Jones des Clash étant par exemple un ami de la famille). Depuis quelques jours, la rumeur enflait sur le Web, Lily Allen a confirmé la sortie d’un 2e album très attendu, enregistré partiellement à Los Angeles. En guise de mise en bouche, on peut donc entendre sur son Espace quelques titres.
Parmi eux, je me suis laissé dire que le Guess Who Batman pourrait bien être celui mis en avant dans toutes les radios du monde, ce qui serait assez exceptionnel au vu de la mélodie associée aux paroles. Guess Who Batman est en fait une charge en règle contre le British National Party (l’équivalent anglais du FN) et son intolérance face à certains phénomènes de notre société moderne (Immigration, Homosexualité, etc..)

Voici donc un extrait de cette nouvelle chanson associé aux mots suivants. Alors ce que je voulais faire, c’est faire défiler les paroles en même temps que la musique parce que c’est assez rigolo. Genre un Karaoke. Comme je ne sais pas l’intégrer au blog, je vous invite à cliquer sur la touche lecture, et à lire les paroles en même temps. Vous allez voir, c’est très bon.
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/06/lilyallen-guesswhobatman.mp3]

Look inside look inside
Your tiny mind then look a bit harder
Cos we’re so uninspired so sick and tired
Of all the hatred you harbour
So you say it’s not okay to be gay
Well I think you’re just evil
You’re just some racist who can’t tie my laces
You’re point of view is medieval

Fuck you, fuck you Very, very much
Cos we hate what you do
And we hate your whole crew
So please don’t stay in touch
Fuck you, fuck you Very, very much
Cos your words don’t translate
And it’s getting quite late
So please don’t stay in touch

Vous avez vu ? le petit piano, avec le Fuck you laché d’une petite voix. Et on ajoute Very very much. Génial.

25
Juin

Everything free in America ..


For a small fee in America
Ainsi font les chanteurs dans la célèbre comédie (tradégie?) musicale West Side Story. Et ça continue longtemps comme ça : Industry boom in America .. Twelve in a room in America, ou encore Life is all right in America .. If you’re all white in America
West Side Story n’est pas exactement ma came, comme on dit à la Nouvelle Star, mais il me semble que ces paroles illustrent assez bien ce que je ressens lorsqu’on me parle des Etats-Unis. Tout et son contraire. Un enthousiasme énorme, rapidement suivi d’un sentiment de dégoût. Ou parfois dans l’ordre inverse, c’est selon. Comment pourrait-il en être autrement ? Pays des libertés individuelles, pourtant largement et scandaleusement reniée ça et . Pays des réussites économiques et financières, ou les riches sont très riches, mais où les pauvres sont très .. nombreux en tout cas.

Je ne connais pas bien les Etats-Unis, mais j’ai eu la chance d’y aller quelques fois (je remercie au passage mes gentils hôtes qui ont su m’y accueillir, d’Est en Ouest). Ce drôle de sentiment, très contrasté ne me quitte jamais à chaque fois que j’y voyage. Vous me direz que c’est bien comme ça partout, ici aussi. Je me permettrais quand même de souligner que ce contraste est bien grand de l’autre côté de l’Atlantique. L’air de rien, ils ont le pire néo conservateur au pouvoir et cela dure depuis 8 ans, et pourtant ce sont les premiers qui s’apprêtent à élire un président issu d’une minorité ethnique… Alors oui aussi, ils sont nuls en géographie, sont capables de confondre la France avec la Croatie, mais bon. Qui a déja entendu parler de l’Etat de l’Idaho, pourtant grand comme 7 fois la Belgique ? Et de sa capitale (Boise) ? Qui sait le situer sur une carte ? (Je fais le malin, j’ai découvert ça il y a 10 jours en me renseignant sur les géniaux Built To Spill.)
« Capable du meilleur, comme du pire. Mais pour le pire, je suis le meilleur », chantaient en cœur les sautillants FFF à la fin des années 90. Cela pourrait figurer la Statue de La Liberté. Ou tout aussi bien dans n’importe quel Jingle de chaîne de télévision ou de station de radio.
Car bien évidemment, ce contraste déteint largement sur la création artistique en général.
Prenez le cinéma, personne ne s’étonnerait si on vous disait que le même studio pouvait produire des chefs d’oeuvre comme ça , ou des merdes comme ça. Les séries américaines sont pas mal dans le genre. Quoi de commun entre le génial (legendary 😉 )« How I met Your Mother » et « Charmed » ? (désolé pour les fans de Charmed et de la famille Spelling, les nostalgiques de Beverly Hills, tout ça.. mais il faut avouer que c’est vraiment très mauvais..). Bref je pense que vous saisissez mon propos. Evidemment ce genre de constat s’applique à la musique. Maria Carrey et Christina Aguileira face à Elliott Smith et les Strokes..
Je mettrai les mauvais côtés au placard lorsque viendra mon post sur le Rock Indé Américain, mais il faudra tenter de se souvenir de cette chronique, c’est important. Je ne souhaite pas être taxé de Pro-Américain, Pro-Bush ou je ne sais quoi. En attendant je vous laisse avec West Side Story. Je ne parlerai pas de Rock aujourd’hui, mes oreilles bourdonnent encore du samedi 21.

free music
12
Juin

Il y a des jours comme ça…


Je sais que beaucoup n’ont pas encore pris la mesure du dernier post de Xavier sur Radiohead , mais parfois l’actualité se permet de bousculer un peu les choses.
Ce mardi matin, je suis tombé sur le reportage suivant sur France Inter (diffusion peut-etre ultérieurement)

Dominique Aria, vendeur de disque depuis 20 ans à la Fnac a donc été licensié pour faute grave, celle de ne pas avoir respecté la procédure de sortie des objets à la vente. 2CD et un DVD, nichés dans sa poche de gilet à la sortie de son travail (comme il doit en avoir toute la journée pour remplir ses rayons), la sonnerie en sortant du magasin, la police, la convocation de la direction, et c’est 3 semaines de mise à pied. S’ensuit un licensiement sans indemnité ni explication complémentaire.

Je ne connais pas ce vendeur, mais je connais de reputation (et meme un peu plus) le dynamisme de cette ville et de cette région dans le domaine musical et artistique plus généralement.
Je connais et j’apprécie. Connu et apprécié, Do Aria, 20 ans d’expérience à la FNAC, l’est aussi dans le milieu, et certains témoignages de mes proches le fréquentant ne laisse pas de trace pour le doute quant à son honneteté.
Responsable passionné du rayon Rock Indépendant, on apprend que le personnage s’etait imposé comme véritable dénicheur de talent, assurant la promotion de ses coups de coeur jusque dans les salles de la région. Il avait ainsi contribué à faire de son rayon le plus complet des Fnac, « mieux qu’à Paris, mieux qu’à Bruxelles » apprend-on en se renseignant sur le personnage.
Je n’ai pas de doute quant à son honneteté, d’ailleurs l’absurdité d’un tel acte de vol lorsqu’on est vendeur a de quoi laisser dubitatif : 3 objets pour une valeur totale de 57€, 2 CD et 1 DVD.. alors qu’une bonne partie de son boulot consiste à recevoir des disques promotionnels et décider de les mettre en rayon ou non, cela ne tient pas debout. Surtout aujourd’hui quand on connait les différents moyens d’obtenir de la musique gratuitement sans risque.

Le site officiel pour le soutien de Dominique Aria voit en ce 1er licenciement l’ouverture de la chasse aux vendeurs. Apres la fin des disquaires indépendants, tous morts au profit de ces grosses structures, c’est le dernier pan du choix culturel musical qui s’écroule. Moins de vendeurs, moins de conseil (ou meme plus du tout), choix plus limité, etc…Tout le monde n’a qu’à écouter Madonna ou Johnny après tout.
Ce comité de soutien s’organise, lettre au PDG, avocat, témoignages , avec un slogan, « Je préfère avoir tort avec Dominique Aria que raison avec la Fnac de Lille » . Do Aria reçoit également le soutien de nombreux artistes comme Yann Tiersen, Dominique A, Sharko, etc.., et la presse régionale s’en fait l’echo, que ce soit écrite , télé , et radio (voir plus haut), où l’on apprend notamment que des structures culturelles envisagent de suspendre la collaboration artistique avec la Fnac de Lille :
[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x55ww7_le-comite-de-soutien-a-dominique-ar_news[/dailymotion]

Ceux qui ont vu et aimé High Fidelity connaissent bien l’histoire du héros joué par John Cusack, petit disquaire passionné par la musique, passionné par son boulot.
Le personnage s’evertue à faire des classements plus ou moins utiles, comme le « Top 5 des chansons du samedi matin » ou le « Top 5 des ruptures les plus douloureuses ».
A la fin du film, l’ Happy Ending amoureux pour Cusack se double d’un dernier classement toujorus commencé et jamais terminé, celui des « Top 5 des métiers qu’il aurait toujours voulu faire », en reconnaissant que c’est bien le métier de disquaire passionné qu’il est qui doit figurer en haut de ce classement.
Par cette affaire et d’autres encores, la Fnac est donc en train de tuer cette passion au sein de ces enseignes, comme elle est en train de décimer la qualité de service que peut rendre un vendeur.
Déja en 2007, les employés faisaient greve pour protester contre la mutation de leur magasin en « hypermarché » et une dévalorisation de leur travail.
Ces derniers jours, on apprend que c’est bien une restructuration qui est au coeur des préocupations. Directement visé, le rayon disque, bien-sur. Avec l’assurance d’être reclassé bien entendu.
Sauf qu’on ne peut pas demander à un disquaire passionné de Musique Classique ou de Rock Indépendant de reprendre le rayon jeu vidéo avec la meme passion. Cela n’a pas de sens.
Une rapide recherche sur internet apprendra que la Fnac a déja réduit de 40% la surface consacrée à la vente des disques pour se recentrer sur les activités plus rentables.
Dans ce contexte là, il est bien évident qu’un rayon de Rock Indépendant, fût-il extremement dynamique et rayonnant dans la région entière, est plus que superflux et meme handicapant pour la profitabilité de l’entreprise (j’allais dire actionnaires). Dans ces conditions, on « comprend » bien que la Fnac saisisse toute opportunité possible pour se passer d’un responsable de rayon.

En tant qu’être humain, cette décision de renvoi immédiat est dégueulasse. En tant qu’amateur de musique (de Rock Indé, en plus), elle est incompréhensible. En tant que consommateur elle est inacceptable. Le consommateur n’a donc pour lui d’autre choix que celui du « Boycott ».
Personnellement je n’acheterai plus de disque dans cette enseigne (certaines mauvaises langues diront que c’est pas pour ce que j’en achetais, mais sachez que j’y laissé quand même quelques pécunes, depuis le temps..). Décision que prendront certainement beaucoup d’amateurs de musique, ce qui ne va pas arranger les affaires des rayons disques de la Fnac. Et encourager une restructuration vers les activités plus rentables, et mettre probablement d’autres passionnés sur le trottoir. Cercle vicieux.

09
Juin

Hefner strikes again

En passant à la machine à café l’autre jour (pour noter les nom de ceux qui ne travaillent pas, rassurez vous 😉 ), mon sang n’a fait qu’un tour à la vue d’un jeune stagiaire revenant du Comité d’Entreprise avec le Cd suivant :

Pour couper court, c’était plus fort que moi, je suis allé voir ce petit jeune. Renseignement pris, il l’a emprunté au hasard parce qu’il trouvait la pochette sympa. Il y a d’ailleurs peu de chance qu’il l’apprécie, étant donné les 3 autres disques qui trainaient dans ses mains à ce même moment.. Fin de l’histoire.
Sans vouloir la jouer snob, donc, cette pochette ne dira rien à 99% d’entre vous. Mais au dernier % qui reste (et qui ne l’ont pas acheté pour la pochette) , je suis certain que ces quelques lignes feront plaisir, comme je sais quel disque ils mettront dans leur platine en rentrant (enfin pas tout à fait, j’ai 1 chance sur 4 – voir plus loin).

Hefner est donc LE groupe le plus sous-estimé, le plus sous-écouté de l’histoire de la britpop. Bon peut-être pas quand même, on apprend finalement qu’ils ont été pendant longtemps les chouchous de John Peel (qui de ce que j’en sais est l’équivalent de Bernard Lenoir en Angleterre). Mais disons qu’ Hefner n’a jamais rencontré le succès qu’il mériterait. Issu de la scène londonienne de la fin des 90’s, le groupe formé autour du chanteur Darren Hayman rencontre un certain succès d’estime avec leur 1er album Breaking God’s Heart, enregistré en une prise et de production assez minimaliste. S’ensuivent The Fidelity Wars (peut-être le meilleur d’après moi), l’excellent Boxing Hefner (en fait une compilation de Faces B pour aborder sereinement les années 2000) et enfin le plus moyen mais largement correct quand même We Love The City. J’omets volontairement la dernière tentative d’Hefner avant de splitter, Dead Media relevant plus de l’expérimentation electro à mon sens.

Le style d’Hefner est d’abord largement lié à la performance vocale du chanteur Darren Hayman (ci-dessus au centre avec les lunettes), puisque ce dernier chante juste.. plusieurs fois par chanson. Certes cette fausseté ne saute pas aux oreilles tout de suite, mais si on fait attention, on arrive à se demander s’il le fait pas exprès. On notera également des textes un peu plus soignés que la moyenne des groupes de britpop. On est ici bien plus du côté de la pop intello que de la pop prolo (on est plus Blur ou Pulp qu’Oasis pour faire simple. Hihi, Pulp-Oasis, j’avais jamais remarqué). Même si la plupart des chansons traitent de relation amoureuse et/ou de rupture (quand ce n’est pas d’addiction à l’alcool), nul n’est besoin d’être agrégé en anglais moderne pour se rendre compte que le vocabulaire généralement employé est plus enlevé que le genre habituel.
Hefner cultive également une iconographie propre véhiculée par leurs pochettes de disque, issues du pop art, comme en témoignent les images suivantes.

Enfin Hefner est également célèbre pour avoir écrit toute une série d' »Hymnes » (qui ne sont rien d’autre en fait que de très bonnes chansons pop) :
The Hymn for The Cigarettes, The Hymn for The Alcohol, Hymn for the Postal Service, The Hymn For The Coffee, The Hymn For The Things We Didn’t Do.
L’Hymne pour les Cigarettes est peut-être le plus réussi (et de quoi ruiner des décennies de lutte anti-tabac, toutes les marques y passent).. et le voici dans sa version intégrale :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/06/hefner-cigaret1.mp3]
Pas toujours politiquement correct non plus, l’excellent The Day That Thatcher Dies sert de prétexte à la préparation d’une fête pour le jour ou l’ancienne Prime Minister viendrait à décéder, programme à base de We will dance and sing all night, suivi par un refrain chanté en chœur par des enfants : Ding, Dong, The Witch is dead,
which old witch? The wicked witch.
Ding dong, the wicked witch is dead
.
Refrain qu’on retroube à la fin de l’extrait diffusé ici :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/06/hefner-thatcher.mp3]

Il n’en fallait pas plus pour fédérer un club de fans fidèles autour du groupe y compris en France. Et lorsque j’assistai à leur concert en 1ere partie des Preston School of Industry (groupe formé autour du guitariste de Pavement et dont le wiki ne raconte pas grand chose, sinon que le groupe Wilco a participé au projet. Le monde est petit.) au Nouveau Casino il y a maintenant 6 ans, (tiens peut-être le seul concert où je me suis rendu seul !) je ne fus pas surpris de voir plus d’enthousiasme pour Hefner que pour le groupe annoncé en tête d’affiche.
Hefner a également réinventé les ballades en duo Chanteur/Chanteuse (oui, comme Stone et Charden en leur temps, mais en mieux !) Exemple avec le très beau Don’t Flake Out On Me :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/06/hefner-10dontflakeout.mp3]

Et bien ces fans là vont avoir de quoi se réjouir puisque le site internet hefnet.com vient d’annoncer une reformation du groupe (du moins Darren Hayman et son guitariste, en attendant mieux), avec à la clef une réédition de l’album The Fidelity Wars, agrémenté de nombreux inédits. En plus une petite tournée à ne pas manquer, mais pas de date annoncée en France pour le moment…tout comme les disques ne sont plus disponibles à la vente dans l’Hexagone. Si y’a besoin vous pouvez toujours me demander..

02
Juin

Le cas Kooks


The Kooks est un groupe britannique issu de la (chic) station balnéaire de Brighton. Emmené par leur chateur-guitariste Luke Pritchard, ils publièrent en 2006 du haut de leur vingt ans (aux insolente gueules d’amour par ailleurs) Inside in, Inside Out, un album de pop quasi-parfait, à la fois frais, léger, évident, mais également très inspiré, déconcertant de maîtrise et de connaissance. Car chez les Kooks, on ne plaisante pas avec les classiques du pays. Les dramaturges ont appris Shakespeare, par coeur, les Kooks connaissent les Kinks, Bowie, les Beatles, sur le bout des doigts – virtuoses dès qu’une guitare acoustique se présente aux alentours. Seaside, Ooh La, Naive, Eddie’s Gun, sont autant de « singles » en puissance qui contribuèrent à écouler le disque à plus d’1 Millions d’exemplaire rien qu’en Grande Bretagne. Plus personnellement, ce disque occupa pendant de longues semaines la « tête des rotations » sur ma platine CD, et peut-être bien la tête du classement des albums de l’année 2006 (si toutefois je faisais des classements). A titre d’exemple, un extrait de l’excellent Naive :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/kooks_naive.mp3]
Qui fut également repris par la pétillante Lily Allen :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/lilyallennaiveamp.mp3]
Du côté de l’Hexagone, les Kooks se sont illustrés par 2 vidéos tournés par les excellents Concerts à Emporter de la Blogotheque.
La première montre donc 2 membres des Kooks, 3 minutes avant le début de leur show dans une petite salle de concert parisienne (La Maroquinnerie ?) remonter lentement la rue qui monte à la salle de concert, guitares à la main, et entonnant leur tube Ooh la. Franchement en tant que spectateur, on ne peut pas rêver meilleure intro de concert :
[youtube]http://youtube.com/watch?v=P8DRxQATErY[/youtube]
La seconde montre ces même Kooks dans cette même rue (quelques minutes avant ?), reprenant le tube des Gnarls Barkley. Comment ne pas préférer cette interprétation légère, dépouillée à la lourdeur de la version originale ? (qui n’est d’ailleurs pas l’originale, Crazy figurant déja sur une bande originale de Western datant de la fin des années… 60 !)
[youtube]http://youtube.com/watch?v=ESCinKVX-Ew[/youtube]
Forts de cette expérience, Les Kooks nous livrent un deuxième album, intitulé The Konk du nom de leur studio d’enregistrement apprend-on. Je suis un peu embarrassé car je n’aime pas dire du mal en général. J’ai même défendu le deuxième album des Girl In Hawaii, mais cette fois, oui il faut bien reconnaître que ce deuxième album est plutôt raté. De mon côté ma platine a laissé la place aux appareils numériques (lecteur mp3, disque dur, etc..), au moins ce disque n’aura-t-il pas pris de place, ni de poussière sur mon étagère. Il n’encombrera pas non plus mes cartons lors de mon prochain déménagement. C’est un avantage de la musique dématérialisée qu’il est difficile de nier… Allez, c’est trop difficile pour moi de les laisser comme ça, on va s’en faire une petite dernière pour la route. Sur cet album, on trouve tout de même l’excellent Mr Maker, un refrain très accrocheur, et peut-être ce qu’on entendra de mieux cette année :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/kooks-mrmaker.mp3]

30
Mai

Pop’in for ever


Pour les parisiens et les parisiennes (comme dirait Delanoe) qui vivraient sur une autre planète, le pop’in est LE bar rock de la capitale.
Bien entendu je ne prétends pas connaitre tous les bars de Paris, et évidemment dans d’autres bars on y passe également du Rock.. mais en résumé, le Pop’in est LE bar Rock N’ Roll à Paris, pas uniquement pour sa programmation, il ne s’agit pas que de cela, il l’est également par l’esprit, l’ambiance qui y règnent. Le fond et le forme, genre. Il est même fort dommage qu’il soit le seul dans cet esprit là..

A titre d’exemple, au pop’in (105 rue Amelot dans le 11e, rappelons-le), on y trouve :
Des posters de Beck et Belle and Sebastian. Cependant retirés depuis qu’ils ont fait des « travaux ». A moins qu’ils aient peint en rouge directement dessus.

Des travaux de rénovation parlons-en. Bah oui parce qu’ils ont voulu faire des travaux, avec installation de climatisation et tout ça. Sauf qu’évidemment, quand la clim se met en route, elle fait sauter les Plombs. Plus de musique, plus de lumière.

Des concerts en semaine dans la cave, la piste de danse endiablée le week-end dans la cave aussi. Bah oui ils appellent ça la cave. En même temps je vois pas comment lui donner un autre nom.

Les meilleurs Dj’s du monde, qui fond péter les Watts sous des classiques de la pop (Bowie, Blur, Pulp, etc..) et qui laissent une large part à toutes les nouveautés, souvent en avant-première et en provenance directe d’outre manche (BabyShambles, Kaiser Chiefs, The Hives, etc..)
Le matériel sonore est d’ailleurs à la hauteur de cette qualité de programmation et permet d’entendre les titres sous une autre perspective. Tous ceux qui ont déjà entendu ces titres là dans la Cave s’en rappellent :
Côté Pop, le Common People de Pulp (hein Champion !)
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/pulpcommonpeople.mp3]

Côté Rock, un autre classique du genre, le titre phare des Jet :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/jetareyougonnabemygirl.mp3]

Un piano à moitié déglingué en haut, complètement faux en tout cas.

Une fille qui colle un coup de poing dans la tronche d’un gars qui la draguait d’un peu trop près. il parait qu’il était super relou. Direct, quoi.

Une minorité scandinave assez présente (ceci expliquant cela ?)

La bière pas chére. Et malgré ça une ardoise de quelque milliers d’euros pour les barmans trop généreux avec leurs habitués

L’animation à l’intérieur comme à l’extérieur du bar. Traduisez pratiquement autant de monde dehors que dedans.

Une loi antitabac qu’il est apparemment très difficile à respecter. Il y a quand même une nette amélioration étant donné que chaque expédition de 30 minutes dans la cave se traduisait par 3 mois d’espérance de vie en moins.

Une habitude à prendre : se mettre sous le trou d’aération quand il y a du monde sur le dancefloor.

Les toilettes dans la rue

Des gens fringués à faire pâlir n’importe quel designer de mode. Jamais vu ça ailleurs, je ne tenterai pas ici de description, il faut y aller pour voir. On se demande ce que font ces gens là dans la vraie vie, en tous cas je rêverais de croiser des gens comme ça tous les jours au travail.

– De quoi pratiquer les langues étrangères, notamment scandinaves. En fait le français ne vous sera d’aucun recours, d’autant plus que seule une infime partie de la clientèle est capable de tenir un discours qui tient debout pendant plus de 30 secondes.

Des clones de Rock Star ou autres à tous les coins de bar (Jarvis Cocker, Graham Coxon, et même Michael Jackon période Jackson 5)

– Un gars qui mesure 2 mètres, barbu, sosie de Chabal, mais qui danse pieds nus

Il est juste regrettable (honteux) que ce bar soit le seul de ce type dans une ville comme Paris.

22
Mai

Dans l’autoradio…

… on trouve aussi de la super herbe.

Prenant régulièrement ma voiture pour aller travailler, il m’arrive fréquemment de scruter ce qui se passe sur la bande fm. Voici un exemple, datant de ce jeudi. Ce jour ci, mon autoradio callé sur France Inter ne diffuse que de la musique d’ascenseur vaguement jazzy. S’agit-il d’une grève du service public, me demande-je ? (si vous avez déjà écouté la dite radio un jour de grève, vous voyez forcément de quel type de musique il s’agit). Au deuxième solo de clarinette, je zappe furtivement sur Nova, qui tripe Latino, et si la prog est comme d’habitude sur cette radio d’une intégrité irréprochable, je dois avouer que ce n’est pas tout à fait ma came (comme on dit à La Nouvelle Star). Me voici donc aussitôt sur Oui Fm. Sans tirer sur une ambulance (d’ailleurs, est-ce une ambulance ? je suppose qu’ils doivent y trouver leur compte quelque part), voici le spectacle de piètre qualité auquel j’ai assisté, dans l’ordre :

– Electric Light Orchestra – Mr Blue Sky. Je n’ai rien contre ce groupe du début des 70’s, ni contre cette chanson, mais il faut savoir que Oui Fm n’a jamais diffusé ce titre (à part peut-être dans des émissions spécialisées). Le fait de sa présence à l’antenne à heure de grande écoute tient donc simplement à l’actualité publicitaire, puisque c’est SFR qui l’a remis au goût du jour dans un spot TV. Si vous voyez pas ce que c’est, jetez un rapide coup d’oeil ici.
On est habitué à ce que les pubs fassent dans le rock, et parfois avec un certain goût : Voici pour EDF, avec les Strokes (spéciale dédicace à Flo) , voici pour Renault avec Devendra Banhart (spéciale dédicace à.. euh..) , et encore pour Yves Rocher avec le Spinto Band . Ce qui me dérange beaucoup plus, c’est que ce soit un opérateur de téléphonie mobile qui donne des idées à une grande radio rock plutôt que l’inverse..A la limite pour une radio qui passe de la musique entre midi et 2 comme on dit, mais pour LA radio rock, ça fait pas sérieux.

– Gonzales – Working Together. Là encore, je n’ai rien contre Gonzales (sinon que c’est le petit ami de Leslie Feist, salaud) , bien au contraire, étant donné son influence sur la scène locale Canadienne et ma profonde estime pour celle-ci . Mais encore une fois, Oui Fm n’a jamais passé de titre de Gonzales, et ils s’y mettent maitenant, à diffuser un titre de son dernier album qui est vaguement une tentative de revival disco, et de ce que j’en ai entendu relève plus des Bee Gees qu’autre chose… Pourquoi ne pas choisir plutôt un extrait du génial Solo Piano à la place ?

– Manu Chao – Besoin de la lune. Vous avez déja entendu ça ? Bon il a fait des choses énormes, cet homme là. Mais ça, non, je vois pas trop l’intérêt..

Bon ça aurait pu être pire, vous me direz (vraiment ?). Bah oui ils auraient pu coller 5 minutes de pub au milieu. La réclame, la voilà justement, et avec elle l’occasion de zapper chez le concurrent le Mouv’. Probablement par pure coïncidence, le programmateur du Mouv’ se fait plaisir et balance le truc énorme, qu’on a trop peu entendu à l’époque, et encore moins maintenant. Le morceau se nomme Mary de Supergass, issu du 3ème album si ma mémoire est bonne, album faisait un peu moins pop sautillante, mais plus mélancolique que les 2 premiers. Et ça fait comme ça :

[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/supergrassmary.mp3]

Je ne saurais comment remercier le programmateur qui a eu l’idée de passer ce truc là. Supergrass est LE trio pop survitaminé qui a percé d’Oxford (ville de Radiohead par ailleurs) il y a plus de 10 ans. Des tas de connexions s’activent dans mon petit cerveau. La telecaster sunburst achetée pendant les études il y a plus de 10 ans (à moitié à cause du clip, à moitié à cause de J. Greenwood), le concert du Trabendo en 2002 avec Sylv, du gentil pogo du début à la fin, le Vattenfestival de Stockholm en 1999.. En arrivant chez moi, je me suis fait les 3 premiers albums de Supergrass, dans l’ordre et c’est toujours bon. J’ai quelque peu décroché par la suite de cette herbe là. Mais ils viennent de sortir un disque, ces garçons là méritent qu’on se raccroche aux wagons. En tous cas, s’ils donnent un concert près de chez vous, allez y les yeux fermés..

Parenthèse fermée, Le Mouv’ ne fait pas vraiment dans la finesse ensuite. Je rezappe sur Oui Fm, pour entendre trois titres consécutifs, encore plus mauvais que les précédents (ou au mieux sans intérêt, et/ou joués 1 Millions de fois par an) :
– BB Brunes – Dis Moi
– Red Hot Chhili Peppers – Californication
– Lenny Kravitz – I’ll be waiting

Bon c’est pas très grave, ils vont se ressaisir, un jour, je l’espère. C’est pas les groupes de talent qui manquent, y compris chez les Français, s’il n’y a que ça.. Exemple de 3 titres issus de notre terroir :

D’abord un petit Rhesus :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/rhesus-hey_darling.mp3]
Ensuite leurs excellents cousins de Staircase Paradox :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/staircaseparadoxbloodstrains.mp3]
Et un desormais classique du rock indé à la française, Nosfell :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/nosfell-sladinji.mp3]

Allez pour la route, encore un petit extrait de Supergrass :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/supergrassstereo.mp3]
A bientôt..