Archive for the 'Musiciens' Category

17
Nov

C’est pas toujours marrant


A Mon Fils, Julian, Elliot B.
A mes amis, à qui je souhaite plein de bonnes choses, mais qui ne trouveront jamais de prénom aussi génial 😉

Bon Xav s’est pas mal lâché sur Radiohead l’autre jour. Perso, je suis un gros gros fan de Radiohead. Mais je suis peut-être largement plus touché par la musique du Monsieur en photo, là. Ce post est en quelque sorte une réponse à l’article de Xav, quoi. Quoique sans doute moins exhaustif. Tiens d’ailleurs, une partie de début de réponse du « Pourquoi le Blog s’appelle Half/Right ? » se trouve dans l’article. Bon un peu caché quand même. Il faudra d’ailleurs qu’on lance un grand jeu concours, un jour.
Bon on verra. Allez on y va. Il faut que je vous raconte une anecdote. Je vous préviens c’est pas très marrant. Octobre 2003, je suis en période de sous-charge assez marquée de ma boite de de l’époque (qui a dit comme d’habitude ?). Comme tous les jours ou presque, je prends l’apéro au Syndicat. Bar résolument rock mais très détendu et bon marché dans le 12e, aujourd’hui disparu, je discute avec le barman, qui fait aussi le Dj. (NDLR, Quelques semaines plus tôt, le barman m’avait dit en arrivant « il a craqué Cantat ou quoi ? » suite à son pétage de plomb en Lituanie.)

Sa compil d’un coup se met à jouer Waltz #2 que je reconnais dès les 1ers coups de futs. Et d’ailleurs je cherche une chanson pour ouvrir mon mariage quelques mois plus tard, c’est parfait, hop vendu (véridique). Bref j’adresse au barman un « très bien, ça » pour faire le malin. Il me répond « prenons ça comme un hommage ». Hein ?? Quoi ?? Bah oui, il s’est suicidé aujourd’hui. Harakiri il parait, tellement il était malheureux. Et pas assez beau, et tout ça.

Songwriter américain malheureux du milieu indépendant, période fin 90’s, début 2000, qui n’a jamais connu le succès qu’il mérite, loin s’en faut. Jugez plutôt, sa seule gloire fut d’avoir été nommée aux Oscars pour la musique du film Will Hunting (merci Gus Van Sant !!). Histoire d’un gamin surdoué joué par Matt Damon, avec Robin Williams et également Ben Affleck (1ers roles pour les 2 gamins). Le film est moyen mais la musique est pas loin d’en faire un chef d’œuvre, Miss Misery et Los Angeles donnant cette touche d’émotion sans sombrer dans la mièvrerie. Et donc il a été nommé aux Oscars, il a joué sa chanson en direct devant des millions de téléspectateurs dubitatifs, mal à l’aise dans son costume blanc, prestation qu’on peut admirer ici : [youtube]http://www.youtube.com/watch?v=EbQ4sFGmANk[/youtube] … et a perdu face à Titanic (Céline Dion). C’est dire si le monde est injuste.

Elliott Smith est bien entendu mon songwriter préféré, interprète préféré, et a écrit les plus belles chansons du monde (bon ok, Lennon a fait 2-3 trucs sympas aussi). Il les joue avec un dépouillement et un talent tout à fait unique, de la batterie aux claviers, et évidemment la guitare. Souvent acoustique mais pas toujours. La voix se pose dessus et tout d’un coup, en exagérant un peu, j’ai envie de dire que Jeff Buckley passe pour du Patrick Sebastien chantant « la fiesta » à côté. Je sais c’est pas très gentil, et en plus j’adore Jeff Buckley, mais c’est comme ça. Jeff c’est la gueule d’ange que tout le monde se doit d’aduler, et à juste titre. Mais Elliott c’est Quasimodo. La mélancolie, ses problèmes, ses malheurs personnels, on voit que c’est pas du pipot et tout ça fait plus que transparaitre dans chacune de ses chansons. Ecoutez donc « Happiness » et vous comprendrez, si ça c’est sa notion du bonheur et bien on peut se demander ce que peut être le reste [audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/elliotthappiness.mp3]

Apres avoir joué dans un groupe du mouvement grunge-punk proche de Seattle
(Heatmiser, début des 90’s dont je recommande chaudement au passage l’album Mic City Sons), Elliott Smith a donc tenté sa chance en solo et sur 6 albums. Dont 2 posthumes. De l’album très dépouillé, très acoustique Either , Or de ses débuts (le titre 2.45 am constitue un modèle du genre, tout en retenu, qui ne demande qu’à exploser mais reste superbement contenu – et surtout le titre Angeles qui reste un ovni de la guitare pour moi) [audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/09-angeles.mp3]

jusqu’à son dernier album de son vivant Figure 8 ,nettement plus produit, plus long aussi, où l’on trouvera son plus gros hit (Son of Sam, vaguement passé sur oui fm à l’époque, et encore) ou encore le chef d’œuvre I’d be better quiet now. Ce dernier album qui se termine par un titre qui donne froid dans le dos,
quelques notes sur un piano qui semble s’éloigner. Le titre s’appelle Bye. Quand on connait comment il a fini…[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/16-bye.mp3]

J’ai mis à profit ces vacances d’été pour réécouter l’intégralité de ces albums (enfin les dernières vacances, celles d’avant, et encore avant). Il y a largement de quoi faire une bonne sélection de son œuvre, 6 albums au compteur je crois en comptant les 2 posthumes (d’un très bon niveau au demeurant), sauf qu’il me serait très difficile de sélectionner ou d’écarter quoi que soit. Même l’album Figure 8, assez décrié par les fans de la première heure regorge de pépites, sans parler des 2 albums posthumes. A noter, lors de ses derniers jours, évidemment sa nana s’était barré, et évidemment l’album qu’il avait enregistré n’intéressait plus sa maison de disque. Dehors Elliott. Ce même disque (From a basement on the Hill) étant devenu tout de suite beaucoup plus intéressant pour cette maison de disque une fois E. Smith suicidé. C’est moche la vie. Heureusement il reste la musique.

PS : En complément, pour les plus vaillants d’entre vous, une video d’Elliott, jouant Angeles en live, seul.
[youtube]http://youtube.com/watch?v=La8Y6n0oqz0[/youtube]

03
Nov

A l’origine ?


En lisant le commentaire de Sylv sur mon dernier post, j’ai effectivement réalisé que le Rock Indé (si tant est que la définition du Rock Indé soit si évidente que ça) jouissait aujourd’hui d’un certain regain d’intérêt. Regain, à mon avis, en grande partie dû au développement des outils tournant autour d’internet (le téléchargement en est un). Je ne ferai pas le débat du pour/contre le téléchargement, mais il est assez évident qu’il permet de se procurer rapidement des albums qu’on n’aurait jamais l’opportunité de découvrir ou d’acheter. Et bien entendu apprécier des petits concerts jusqu’ici passé inaperçus, j’en veux pour preuve une courte liste non exhaustive de ce que j’ai pu voir ces derniers temps dans cet esprit là :
– Rilo Kiley au Nouveau Casino (à moitié vide d’ailleurs)
– Death Cab For Cutie au Trabendo
– Ben Kweller à la Maroquinerie (bon plan de Vince, ça se passe le 2 décembre 2008 à l’Européen, seule date française)
La renommée d’un artiste se faisant principalement par le bouche à oreille ou parfois le prêt de disques, on comprend la puissance de l’internet dans la diffusion du Rock Indé aujourd’hui.
Malheureusement certains groupes n’obtiennent pas la diffusion méritée. C’est parfois injuste, profondément, comme c’est le cas pour Grandaddy.
De tous ces petits groupes américains, Grandaddy fut le premier à rejoindre ma discothèque, lorsque je tombai sur cet extrait chez Lenoir, quelque part, fin mai 2003. El Caminos In The West est alors promis à un bel avenir selon Lenoir, puisqu’il le destine à être le tube de l’été. Lorsqu’on entend le refrain, on acquiesce, forcément :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/10/grandaddyelcaminosinthewest.mp3]
Je notai alors la date de sortie de cet album. C’est la première fois que j’entends parler de ce groupe, l’album est prévu pour le 10 juin 2003.
J’ai donc acheté l’album Sumday le jour de sa sortie et j’ai pris ce qu’il convient d’appeler une bonne claque. A noter, le Hail To The Thief de Radiohead est sorti exactement ce même jour du 10 juin 2003, je suis donc revenu à la maison avec 2 albums plutôt qu’un.

Pour replacer les choses dans son contexte, c’est l’été du 1er Rock En Seine, et ce qui n’était pas plus mal en fait, ne durait qu’une journée (PJ Harvey, Beck, Massive Attack), l’époque aussi des 1ers Tshirts Soma fm. (belle photo sur le lien, non ?). Bref je ne sais s’il faut y voir un signe quelconque, mais cet album de Grandaddy fut véritablement le 1er album de Rock Indé Américain que j’écoutais. (Enfin pas tout à fait, peut-être y’avait-il quelques disques de Pavement quand meme), étant moi-meme largement plus ancré du côté de la British Pop à l’époque. Je me risque également à quelques comparaisons, du style « Grandaddy est au Rock américain ce qu’est Radiohead à la Pop anglaise ». Thèse que je ne suis pas le seul à défendre, cela dit, voir ici ou . Quoi qu’il en soit, c’est à peu près à cette époque (été 2003) que je prends un nouveau virage du côté du Rock Indé US, aidé notamment avec une écoute de plus en plus régulière de la radio Soma Fm.

Grandaddy, père de la scène Rock Indé US ? Il y a un peu de ça, sans mauvais jeu de mot d’ailleurs. Un son puissant, s’appuyant sur une rythmique carrée, des envolées lyriques et des expérimentations servant une mélodie toujours impeccable, parofis même planantes.
Ce groupe de barbus (à ne pas confondre avec ZZTop bien-sûr) nous vient donc de la ville de Modesto (200 000 habitant) au beau milieu de la Californie, qui donne tant à rêver si l’on en croit Wiki : « The area is plagued by some of the worst air quality in the nation, on occasion surpassing even that of Los Angeles. » Emmené par le chanteur/guitariste/clavieriste Jason Lytle, Grandaddy a donc publié au début du siècle 2 chefs d’œuvre majeurs, les albums Sophtware Slump en 2000 et Sumday en 2003.
Tout de suite un extrait du 1er, le très beau Hewlett’s Daughter :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/10/grandaddyhewlett.mp3]
Ce même Hewlett’s Daughter faisant suite au He’s Simple, He’s Dumb, He’s The Pilot, titre de presque 9 minutes, peut-être le plus représentif de l’univers Stratosphérique qu’emprunte parfois Grandaddy. Ca commence comme ceci :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/10/grandaddy-hessimplepart1.mp3]
et s’acheve comme cela :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/10/grandaddy-hessimplepart2.mp3]
Alors pourquoi parler de ce groupe au passé ? Et bien Grandaddy n’est plus, il s’est séparé courant 2006, n’ayant jamais rééllement trouvé son public comme on dit. Pour faire bref, il n’ont jamais vraiment vendu assez pour vivre de leur musique. Peut-être sont-ils arrivés trop tôt d’ailleurs, ont manqué de quelques années la diffusion massive par internet de ce type de musique. Et il est vrai que les albums publiés après 2003 furent un peu moins intéressants. En tout cas lorsque l’on évoque le nom de Grandaddy, on ne peut s’empêcher de penser « quel gâchis ».
Merci pour tout, messieurs, tout le plaisir était pour moi..
Finissons encore une fois par une petite video, un petit concert de Jason fraichement rasé,à l’acoustique.
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=7yPN4ryWeRs[/youtube]

24
Sep

Petite devinette

J’ai donc une petite devinette à vous proposer aujourd’hui : Qu’est ce qui a rendu la ville de Milwaukee célèbre ? (Wisconsin, Etats-Unis)
Vous ne savez pas ? Allez un petit effort, je fais appel là à votre mémoire et à votre culture de la civilisation américaine (oui aux US, ce qui a plus de 30 ans fait partie de la civilisation) .
Bon, je vous aide, Milwaukee est la ville dont sont originaires Richie, Fonzie et toute sa bande. Bon on se fait le générique ?
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=5rqppEj4Dus[/youtube]
Génial, non ?
Bon il se trouve que ce n’est pas la réponse à la devinette. Non pas vraiment. Petit aparté quand même, pour moi la série Happy Days, c’est aussi le clin d’œil appuyé de Weezer dans leur clip Buddy Holly.
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=FiIC5qcXeNU[/youtube]
Tres bon aussi. Mais ce n’est pas non plus la réponse à la question. What Made Milwaukee Famous est en fait un groupe de Rock Indé américain qui sévit depuis 2005. Et qui n’est pas originaire du Wisconsin du tout, mais du Texas (Je vous ai dit que j’allais au Texas début novembre au fait ? Promis cette fois je ne ramène pas de guitare.) . Comme quoi il n’y a pas que ZZ Top et les armes à feu dans cet état qui fout un peu les jetons quand même.

Alors je sais, je suis pire que le NME. Tous les 15 jours, j’invente le meilleur groupe de tous les temps, je presse toutes mes connaissances de tout laisser tomber pour se procurer et écouter en urgence the band to listen to (c’est une expression que j’ai inventée. Inspirée de the place to be pour qualifier les endroits à la mode). Vous êtes en droit de vous dire à peu près ceci :
« C’est vrai Vince, tu es agaçant à la fin. Il ya eu Death Cab de Seattle et ses cousins Californien de Rilo Kiley, puis The Shins, puis les Canadiens de Stars et ses cousins de Metric. Tous étaient le meilleur groupe du monde. Et maintenant tu me racontes une histoire de groupe texan vaguement apparenté à Happy Days. Prend un peu de recul, je sais pas. Invente une Échelle type Richter comme les tremblements de terre, et tu reviens nous voir seulement pour les disques qui dépassent 7 ou 8 sur cette échelle. »
Une échelle de Richter. Il est marrant lui. Quand on est à fond, on est à fond. Et c’est vrai. Tous ceux là méritent bien le titre de meilleur groupe du monde. Mais bon ce groupe là, What Made Milwaukee Famous, c’est quand même MON Kiff de la rentrée. Si vous le voulez bien, faisons connaissance au cours d’un voyage un bus :
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=olowc4LAIbo[/youtube]
Pas mal, non ? Titre Sultan, extrait du dernier album.
Après une tournée US en 1ère partie de Franz Ferdinand alors que leur premier opus n’étais même pas signé en maison de disque, le groupe a su en 2 albums, Trying to Never Catch Up (2006) et What Doesn’t Kill Us (2008), s’ imposer (au moins dans ma discothèque, mais pas seulement je crois) comme une des valeurs sûres du Rock Américain. Côté musique, c’est finalement assez varié. On a parfois l’impression que le quintette reprend le Rock là où a l’a laissé Weezer après leur 1er album. A d’autres moments on est carrément du côté des Shins, Death Cab, et pourquoi pas Clap Your Hand. Bref les classiques de la scène indie Nord Américaine. Le premier extrait suivant lorgne un peu du côté de Muse, ou du côté d’un rock un peu plus progressif avec grosse rythmique.

On se quitte sur quelques extraits ?
Issu du 1er album :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/09/whatmade-trying-to-never-catch-up.mp3]
Issu du 2ème album :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/09/04-the-right-place.mp3]
Issu du 2ème album :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/09/what-made-for-the-birdsok1.mp3]

PS : J’en profite que la section commentaire est ouverte à tout commentaire éclairé ou même obscur. Si vous ne souhaitez pas que celui-ci soit lu par tout le monde (par exemple vous voulez que je vous prête 2/3 disques, ou vous vous demandez pourquoi on ne chronique pas le nouveau Florent Pagny, ou vous vous demandez ce qu’est le NME sans que tout le monde le sache que ne vous savez pas. Ou Pire vous n’avez jamais vu Happy Days ?), la rubrique « nous contacter » est là pour ça. Vous pouvez même envoyer un mail à contact@half-right.fr. C’est pas la classe, ça ?

07
Sep

We thought we lost you …

..Welcome Back.
C’est sur ces mots de bienvenue des excellents New Pornographers que je déclare ouvertre la Saison 2 d’Half-Right.

Le post de rentrée sera très court, mais peut-être utile à ceux qui connaissent pas les New Pornographers. Je suis avec attention ce groupe Canadien labellisé « indie-rock » originaire de Vancouver depuis quelques années. Bon Ok, peut-être pas depuis leur 1er album (Mass Romantic, paru en 2000), mais quand même, au moins depuis que… bah disons depuis que j’ai une liaison internet haut-débit. Aussi quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’appris que leur titre, que dis-je, leur bombe atomique The Laws Have Changed figurait sur la BO de la série américaine Weeds. Pour ceux qui ne connaissent pas non plus, voici le bruit que fait de cette bombe atomique :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/09/newporno-thelawshavechangedweeds-soundtrack.mp3]

Sur le dernier album des Canadiens, Challengers, sorti en 2007, figurent beaucoup de chansons de qualité. La perle se trouvant à la fin de l’album, avec le titre Adventures In Solitude. Ce titre que je livre ici en intégralité, plein de mélanges subtils, chanté à moitié par la chanteur, puis la chauteuse est un pur chef d’oeuvre. Je ne suis pas fan des chansons à violons, mais il faut reconnaître que quand elles sont réussies, c’est assez énorme. Comme souvent sur ce type de chansons, le meilleur est à la fin, donc écoutez jusqu’au bout…
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/09/11-adventures-in-solitude.mp3]
Allez, sur ce, bonne rentrée !

30
Juin

Le pop rock est un sport…

…qui se joue à 3, 4, parfois à 5. Et c’est toujours Coldplay qui gagne.

C’est donc avec cette paraphrase de Gary Lineker (qui lui parlait de l’equipe allemande de football) que j’ai accueilli le dernier album de Coldplay. Chris Martin et sa bande réalisent donc tous les 3 ans l’exercice de haute voltige consistant à faire un album pas trop déplaisant aux oreilles des fans de Rock Indépendant, et surtout commercialement très rentable.
Classé Numéro un aux États-Unis dès sa sortie, ce qui n’était pas arrivé à un groupe anglais depuis 11 ans, Viva La Vida peut s’écouter à nouveau comme un album de Singles de Pop-Rock moderne, sans surprise et mortellement chiant.
Sauf que.. On ne peut que saluer la qualité des mélodies et des arrangements du quatuor, cette fois-ci servi par la production de Brian Eno. Une fois encore, il y a des synthés pour soutenir la mélodie, mais pas trop pour ne pas rebuter le fan de Rock, il y a des guitares, mais pas trop pour ne pas rebuter la bande FM. Il y a des accords de piano plaqués quand il faut faire dans le romantisme. C’est assez consensuel tout ceci, mais jamais vulgaire. Et puis l’album est bien entendu numéro 1 en Angleterre, comme en France ou il a a détrôné Francis Cabrel et Julien Doré…
Coldplay use cette fois d’infleuences parfois hispaniques, voire orientales, notamment avec ce très beau titre de 7 minutes Yes. La première partie de la piste est donc très orientale :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/07/coldplay-yes-part1.mp3]
Puis ça s’arrête au milieu, et ça part sur un Riff très très Field Mice :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/07/coldplay-yes-part2.mp3]
Bref Coldplay a une nouvelle fois trouvé la formule magique, et je doute fort qu’ils aient besoin d’initier des pétitions ou des lois contre le téléchargement illégal pour vendre leur album encore mieux que le précédent. Il est bien loin le temps ou j’achetai le 1er album du groupe (Parachutes) en quête du groupe indépendant sensé combler mon manque d’OK Computer (comme l’a fort bien décrit Xavier quelque par par là).
Coldplay est installé durablement et confortablement dans les fauteuils occupés par U2 et REM au siècle dernier. Et a ceux qui ne voient qu’en Chris Martin qu’un amateur de Soja certifié Agriculture Biologique/Commerce Équitable, pourquoi ne pas tenter d’aller les voir en concert, la machine est également très bien huilée. Ou chiante c’est selon. Pour ma part, j’ai toujours eu un faible pour Politik, que je montre ici en version Live à Galstonburry en 2002.
[youtube]http://fr.youtube.com/watch?v=BO0M_zooT4U[/youtube]

Et pourtant, ces derniers temps, une petite polémique accompagne la sortie de l’album. Je ne sais pas si elle sera de nature à enrayer la machine Coldplay et contredire l’adage cité plus haut (comme l’Espagne a su le faire, vous me suivez..), mais elle mérite d’être mentionnée, c’est toujours amusant.
Voila, le groupe Indépendant et complètement confidentiel qui répond au nom de Creaky Boards revendique l’antériorité du Single Viva La Vida qui vient de sortir. Et le prouve en son et image ci-dessous. Alors le clip original est d’assez mauvais goût, la ressemblance n’est pas toujours flagrante, et puis bien-sûr le coup de pub est un peu facile. Mais il faut avouer que, au moins le moment où ils font un concert dans leur cave, les Creaky Boards, et bien on entend quand même bien la même mélodie avec à peu près le même rythme…
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=eUhFLiw6h6s[/youtube].

09
Juin

Hefner strikes again

En passant à la machine à café l’autre jour (pour noter les nom de ceux qui ne travaillent pas, rassurez vous 😉 ), mon sang n’a fait qu’un tour à la vue d’un jeune stagiaire revenant du Comité d’Entreprise avec le Cd suivant :

Pour couper court, c’était plus fort que moi, je suis allé voir ce petit jeune. Renseignement pris, il l’a emprunté au hasard parce qu’il trouvait la pochette sympa. Il y a d’ailleurs peu de chance qu’il l’apprécie, étant donné les 3 autres disques qui trainaient dans ses mains à ce même moment.. Fin de l’histoire.
Sans vouloir la jouer snob, donc, cette pochette ne dira rien à 99% d’entre vous. Mais au dernier % qui reste (et qui ne l’ont pas acheté pour la pochette) , je suis certain que ces quelques lignes feront plaisir, comme je sais quel disque ils mettront dans leur platine en rentrant (enfin pas tout à fait, j’ai 1 chance sur 4 – voir plus loin).

Hefner est donc LE groupe le plus sous-estimé, le plus sous-écouté de l’histoire de la britpop. Bon peut-être pas quand même, on apprend finalement qu’ils ont été pendant longtemps les chouchous de John Peel (qui de ce que j’en sais est l’équivalent de Bernard Lenoir en Angleterre). Mais disons qu’ Hefner n’a jamais rencontré le succès qu’il mériterait. Issu de la scène londonienne de la fin des 90’s, le groupe formé autour du chanteur Darren Hayman rencontre un certain succès d’estime avec leur 1er album Breaking God’s Heart, enregistré en une prise et de production assez minimaliste. S’ensuivent The Fidelity Wars (peut-être le meilleur d’après moi), l’excellent Boxing Hefner (en fait une compilation de Faces B pour aborder sereinement les années 2000) et enfin le plus moyen mais largement correct quand même We Love The City. J’omets volontairement la dernière tentative d’Hefner avant de splitter, Dead Media relevant plus de l’expérimentation electro à mon sens.

Le style d’Hefner est d’abord largement lié à la performance vocale du chanteur Darren Hayman (ci-dessus au centre avec les lunettes), puisque ce dernier chante juste.. plusieurs fois par chanson. Certes cette fausseté ne saute pas aux oreilles tout de suite, mais si on fait attention, on arrive à se demander s’il le fait pas exprès. On notera également des textes un peu plus soignés que la moyenne des groupes de britpop. On est ici bien plus du côté de la pop intello que de la pop prolo (on est plus Blur ou Pulp qu’Oasis pour faire simple. Hihi, Pulp-Oasis, j’avais jamais remarqué). Même si la plupart des chansons traitent de relation amoureuse et/ou de rupture (quand ce n’est pas d’addiction à l’alcool), nul n’est besoin d’être agrégé en anglais moderne pour se rendre compte que le vocabulaire généralement employé est plus enlevé que le genre habituel.
Hefner cultive également une iconographie propre véhiculée par leurs pochettes de disque, issues du pop art, comme en témoignent les images suivantes.

Enfin Hefner est également célèbre pour avoir écrit toute une série d' »Hymnes » (qui ne sont rien d’autre en fait que de très bonnes chansons pop) :
The Hymn for The Cigarettes, The Hymn for The Alcohol, Hymn for the Postal Service, The Hymn For The Coffee, The Hymn For The Things We Didn’t Do.
L’Hymne pour les Cigarettes est peut-être le plus réussi (et de quoi ruiner des décennies de lutte anti-tabac, toutes les marques y passent).. et le voici dans sa version intégrale :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/06/hefner-cigaret1.mp3]
Pas toujours politiquement correct non plus, l’excellent The Day That Thatcher Dies sert de prétexte à la préparation d’une fête pour le jour ou l’ancienne Prime Minister viendrait à décéder, programme à base de We will dance and sing all night, suivi par un refrain chanté en chœur par des enfants : Ding, Dong, The Witch is dead,
which old witch? The wicked witch.
Ding dong, the wicked witch is dead
.
Refrain qu’on retroube à la fin de l’extrait diffusé ici :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/06/hefner-thatcher.mp3]

Il n’en fallait pas plus pour fédérer un club de fans fidèles autour du groupe y compris en France. Et lorsque j’assistai à leur concert en 1ere partie des Preston School of Industry (groupe formé autour du guitariste de Pavement et dont le wiki ne raconte pas grand chose, sinon que le groupe Wilco a participé au projet. Le monde est petit.) au Nouveau Casino il y a maintenant 6 ans, (tiens peut-être le seul concert où je me suis rendu seul !) je ne fus pas surpris de voir plus d’enthousiasme pour Hefner que pour le groupe annoncé en tête d’affiche.
Hefner a également réinventé les ballades en duo Chanteur/Chanteuse (oui, comme Stone et Charden en leur temps, mais en mieux !) Exemple avec le très beau Don’t Flake Out On Me :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/06/hefner-10dontflakeout.mp3]

Et bien ces fans là vont avoir de quoi se réjouir puisque le site internet hefnet.com vient d’annoncer une reformation du groupe (du moins Darren Hayman et son guitariste, en attendant mieux), avec à la clef une réédition de l’album The Fidelity Wars, agrémenté de nombreux inédits. En plus une petite tournée à ne pas manquer, mais pas de date annoncée en France pour le moment…tout comme les disques ne sont plus disponibles à la vente dans l’Hexagone. Si y’a besoin vous pouvez toujours me demander..

02
Juin

Le cas Kooks


The Kooks est un groupe britannique issu de la (chic) station balnéaire de Brighton. Emmené par leur chateur-guitariste Luke Pritchard, ils publièrent en 2006 du haut de leur vingt ans (aux insolente gueules d’amour par ailleurs) Inside in, Inside Out, un album de pop quasi-parfait, à la fois frais, léger, évident, mais également très inspiré, déconcertant de maîtrise et de connaissance. Car chez les Kooks, on ne plaisante pas avec les classiques du pays. Les dramaturges ont appris Shakespeare, par coeur, les Kooks connaissent les Kinks, Bowie, les Beatles, sur le bout des doigts – virtuoses dès qu’une guitare acoustique se présente aux alentours. Seaside, Ooh La, Naive, Eddie’s Gun, sont autant de « singles » en puissance qui contribuèrent à écouler le disque à plus d’1 Millions d’exemplaire rien qu’en Grande Bretagne. Plus personnellement, ce disque occupa pendant de longues semaines la « tête des rotations » sur ma platine CD, et peut-être bien la tête du classement des albums de l’année 2006 (si toutefois je faisais des classements). A titre d’exemple, un extrait de l’excellent Naive :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/kooks_naive.mp3]
Qui fut également repris par la pétillante Lily Allen :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/lilyallennaiveamp.mp3]
Du côté de l’Hexagone, les Kooks se sont illustrés par 2 vidéos tournés par les excellents Concerts à Emporter de la Blogotheque.
La première montre donc 2 membres des Kooks, 3 minutes avant le début de leur show dans une petite salle de concert parisienne (La Maroquinnerie ?) remonter lentement la rue qui monte à la salle de concert, guitares à la main, et entonnant leur tube Ooh la. Franchement en tant que spectateur, on ne peut pas rêver meilleure intro de concert :
[youtube]http://youtube.com/watch?v=P8DRxQATErY[/youtube]
La seconde montre ces même Kooks dans cette même rue (quelques minutes avant ?), reprenant le tube des Gnarls Barkley. Comment ne pas préférer cette interprétation légère, dépouillée à la lourdeur de la version originale ? (qui n’est d’ailleurs pas l’originale, Crazy figurant déja sur une bande originale de Western datant de la fin des années… 60 !)
[youtube]http://youtube.com/watch?v=ESCinKVX-Ew[/youtube]
Forts de cette expérience, Les Kooks nous livrent un deuxième album, intitulé The Konk du nom de leur studio d’enregistrement apprend-on. Je suis un peu embarrassé car je n’aime pas dire du mal en général. J’ai même défendu le deuxième album des Girl In Hawaii, mais cette fois, oui il faut bien reconnaître que ce deuxième album est plutôt raté. De mon côté ma platine a laissé la place aux appareils numériques (lecteur mp3, disque dur, etc..), au moins ce disque n’aura-t-il pas pris de place, ni de poussière sur mon étagère. Il n’encombrera pas non plus mes cartons lors de mon prochain déménagement. C’est un avantage de la musique dématérialisée qu’il est difficile de nier… Allez, c’est trop difficile pour moi de les laisser comme ça, on va s’en faire une petite dernière pour la route. Sur cet album, on trouve tout de même l’excellent Mr Maker, un refrain très accrocheur, et peut-être ce qu’on entendra de mieux cette année :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/kooks-mrmaker.mp3]

19
Mai

Ce n’est pas au jeune singe Turner…

… qu’on apprend à faire un disque. Alex Turner est un jeune homme brillant qui à l’âge de 22 ans s’apprête à voir son 3ème album en moins de 3 ans multiplatiné. Alex Turner, même son nom sonne bien.. Originaire de la banlieue de Sheffield, tout comme son aîné Jarvis Cocker (Pulp), Turner est aujourd’hui connu pour être le leader des Arctic Monkeys. De ces Singes là on a à peu près tout dit, qu’ils ont été propulsé par le site myspace (à moins que ce ne soit l’inverse), mais surtout qu’ils ont le don pour dépeindre le quotidien de ces (ex) banlieues ouvrières avec un grand talent et un phrasé hors du commun. Turner est de ce point de vue plus proche de certains rappeurs comme son grand ami Mike Skinner, du groupe de Hip-Hop The Streets. Pour ceux qui étaient sur une autre planète (des singes) ces 3 dernières années, les Arctic Monkeys, ça fait ça:

[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/arcticdancefloor.mp3]

Album et Révélation de l’année un peu partout – à part chez Telerama dont la critique fit état (de mémoire) de « pétard mouillé à seule destination des lycéens de Sheffield amateurs de bière tiède servie dans les pubs de cette partie de l’Angleterre », (si l’auteur de l’article pouvait me contacter un jour pour m’expliquer ce qui lui a pris), l’excellent premier album au nom à rallonge Whatever People Say I Am Thats What I’m Not fut écoulé à plusieurs millions d’exemplaires, ainsi que son successeur, le plus moyen mais largement audible Favourite Worst Nightmare.

Lorsque Turner annonce vouloir faire un petit break et s’octroyer un album avec son ami Miles Kane des Rascals, on a tout à craindre, et particulièrement le caprice de jeune Rock Star.
Et pourtant c’est bien une bonne surprise que cet album des Last Shadow Puppets.
Les 2 compères y revendiquent David Bowie comme le romantisme de Scot Walker, voire de Jacques Brel, apprend-on en lisant leurs déclarations.

Côté album, c’est le tremolo qui remplace la distortion, les violons qui prennent la place des roulements de batterie usuels. Pas n’importe quelles violons non plus, puisque c’est le collaborateur habituel d’Arcade Fire qui signe les arrangement de la section cordes. Contre toute attente, Alex Turner joue donc la carte de l’élégance britannique contre celle du jeune loup des banlieues ouvrières anglaises. A certains moments, on se croirait même dans une vieille bande son de James Bond, jugez plutôt :

[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/lastmistakes-were-made-for-you.mp3]

Turner prouve ici que le jeune singe est bien plus malin que ses maigres interviews le laissaient supposer. Depuis quelques jours, le petit autocollant frappé des 4 « f » Telerama s’affiche fièrement sur le disque (il a déjà fait sans…) mis à la vente, généralement en tête de rayon. Tout va très bien pour lui, merci.
Alex Turner contre Pete Doherty, la lutte pour la British Rock Star de la décenie risque d’être rude..

15
Mai

This is Earlimart

Aujourd’hui, je ne m’attacherai pas à livrer un post enflammé de plusieurs pages sur ma rencontre avec le Rock, ou appelant à soutenir une webradio gratuite et sans pub diffusant toute la musique dont on peut rêver et néanmoins dans le pétrin. Non aujourd’hui, je vous ferai juste écouter quelques titres éclairés d’un petit groupe indépendant qui nous vient de Californie (Los Angeles, je crois). Ce groupe se nomme donc Earlimart. Du groupe je ne connais pas grand chose, sinon que le noyau du groupe est composé d’un gars et une fille, qui chantent tous les deux avec un résultat pareillement aimable à mes oreilles, et qu’ils écrivent de très jolies choses. On peut même dire qu’ils excellent dans la ballade soutenue par la guitare acoustique et le piano. Allons donc à l’essentiel, avec quelques extraits du superbe dernier album Mentor Tormentor.

Là, c’est quand le gars chante :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/earlimart-bloodynose.mp3]

Et là c’est quand c’est la fille qui chante :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/04-earlimart-happy_alone.mp3]

L’avantage, quand on ne connaît rien du groupe, c’est qu’on peut laisser faire son imagination, quitte à être à côté de la plaque, en les écoutant. Exemple: Earlimart est un groupe indépendant, leurs albums ne sont disponibles en France qu’en import et sur commande. C’est un fait. Donc on se dit qu’ils vendent très peu d’albums. On les imagine aisément, présentant leurs pièces d’orfèvrerie de petites salles anonymes en bars sous-ventilés à la quête d’un hypothétique succès, ou peut-être pas d’ailleurs. Pourquoi les artistes voudraient tous devenir multi-millionnaires ? D’ailleurs peut-être le sont-ils déjà, chez eux aux États-Unis. Peut-être sont-ils déjà plus connus que les Red Hot, à Los Angeles. En même temps quand on voit certaines photos de leurs concert, comme ça, sous un auto-pont, on en doute :

Ensuite le titre de l’album, « Mentor Tormentor ». Au début, sans réfléchir, j’ai traduit ça comme le « Tourment du Menteur ». Un peu comme un adieu à l’administration Bush Junior et son bilan calamiteux, souligné de ci, de là, administration qui se serait condamnée elle-même à force de mensonges. En fait non, renseignement pris, la traduction donnerait plutôt quelque chose comme « le bourreau du mentor ». J’ai moins d’idée, tout de suite, même si le mentor d’Earlimart est assez clairement Elliott Smith, après je lui trouve pas tellement de bourreau, ou sinon trop (l’objet d’un futur bulletin, assurément).
Bon on s’éloigne de l’objet, et je voulais faire court. Earlimart c’est un petit groupe avec un sens assez extraordinaire des mélodies, il a besoin d’être soutenu, écouté, au moins sur leur espace, ou leur livre, où ma question « Suis-je le seul fan Français ici ? » reste désespérément en suspens. C’est un groupe qui n’écrit pas que des ballades non plus, la preuve ci-dessous, où personnellement, l’entrée de la guitare clinquante, au bout de la 99ème seconde du morceau, me donne le moral pour toute la journée. Et ça c’est déjà pas mal.
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/05/earlimart-nevermind_the_phonecalls.mp3]

13
Mai

Girls in Hawaii, ça poutre aussi en live

Girls in Hawaii à l'Olympia

Vince vous avait donné la semaine dernière son avis sur l’excellent groupe de « rock belge » qu’est Girls in Hawaii. La chance passant par là, j’ai obtenu le jour même une place gratuite pour leur concert à l’Olympia. Il me fallait partager avec vous les quelques vidéos que j’ai pu prendre.

Let the show begin

Tout d’abord, extrait de Birthday Call, tiré de leur 2e album Plan Your Escape. A la différence de Vince, j’avais du mal à voir autant de qualité dans ce second (et j’espère deuxième) album de GiH, car je le trouvais assez mou. Mais en live, les chansons prennent toute leur dimension, et ce trop court extrait en est la preuve.

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/ennui/video/x5drpx_girls-in-hawaii-birthday-call_music[/dailymotion]

Ensuite, Time to Forgive the Winter, tiré du premier album, From Here to There.

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/ennui/video/x5eq46_girls-in-hawaii-time-to-forgive-the_music[/dailymotion]

Une prise quasi complète (manque un bout du début, gn) de 9:00 AM, le titre qui ouvre leur premier album.

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/ennui/video/x5eq07_girls-in-hawaii-9oo-am_music[/dailymotion]

Enfin, cerise sur le gateau, Flavor, LA chanson-phare à mon goût de leur premier album, et qui concluait la première partie du concert.

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/ennui/video/x5dqw9_girls-in-hawaii-flavor_music[/dailymotion]

Déçu : ils n’ont pas joué Organeum. Mais je le répète : si vous trouvez leur 2e album mou du genou, procurez-vous un enregistrement pirate (audio ou vidéo) d’un de leur concert, ça poutre pas mal, le son est plus gras, le rock tâche plus, bref c’est mieux.

Girls in Hawaii, saibon, mangézan.