Archive for the 'Scene Locale' Category

21
Nov

If you go to San Antonio..

N’oublie pas d’aller au Waxy O’Connors, bar irlandais de son état du Texas.

Oui car évidemment quand on est au Texas, et qu’on veut éviter la musique mexicaine, on se retrouve rapidement au pub irlandais, où tous les soirs un certain Joe Walmsley fait l’animation seul à la guitare.

Le gars étant orginaire lui-même de Liverpool, les clients ont le droit aux reprises des Beatles avec entrain tous les soirs. Ayant embarqué ce soir mon enregistreur numérique fraichement acquis, je suis donc en mesure de vous proposer un premier extrait sonore :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/11/waxyjoe-come-together.mp3]
Le gars de Liverpool m’ayant déja vu la veille lors d’une soirée également mémorable puisqu’elle a entre autre emmené Barack Obama à la maison blanche. Je vous propose donc 2 autres extraits. Sur le premier, j’accompagne simplement Joe à la guitare sur un titre d’Oasis (bah oui, Liverpool – Manchester, c’est à coté) :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/11/waxyvincewonderwall.mp3]
Et le second, bah il voulait que je chante un truc. Et le seul titre qui me soit venu à l’esprit, ici, au beau milieu du Texas, c’est un hit de Britney Spears. Peut-être ai-je besoin d’une psychothérapie…Bon sachez que ça ressemble assez à la version de Travis, ce que j’ai essayé de faire.. En attendant, juste 30 secondes d’extrait, on entend plus le bruit de fond que la musique, mais je ne sais pas encore comment traiter le bruit…
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/11/waxyvincebritney.mp3]


Bon sinon un petit peu de vraie musique. Je vous préviens, on va rester dans le populaire, pas forcément très renommé ou réputé dans les milieux autorisés, mais bon je suis plus à ça près. Parmi les chansons reprises ce soir là, un titre d’Oasis, que j’ai découvert ou redécouvert je ne saurais pas dire. The Importance of Being Idle est sur un album récent (enfin plus de 3 ans quand même), que je n’ai donc jamais écouté. Il sonne très Beatles en tout cas, j’aime bien. Bon faut pas avoir honte de dire « J’aime bien certains titres d’Oasis ». Disons que je suis de ceux qui pensent qu’il n’ y a pas des excellents groupes d’un côté et des pourris de l’autre (enfin ça existe quand même). Il y a bien-sûr des bonnes chansons, et des moins bonnes partout. Thèse que je soutiens depuis longtemps, et que je développerai un jour dans ces colonnes si j’en ai le courage. Allez enjoy, et sachez que la photo est la seule à peu près potable de l’aîné Gallagher que j’ai pu trouver..
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/11/oasisbeingidle.mp3]

25
Juin

Everything free in America ..


For a small fee in America
Ainsi font les chanteurs dans la célèbre comédie (tradégie?) musicale West Side Story. Et ça continue longtemps comme ça : Industry boom in America .. Twelve in a room in America, ou encore Life is all right in America .. If you’re all white in America
West Side Story n’est pas exactement ma came, comme on dit à la Nouvelle Star, mais il me semble que ces paroles illustrent assez bien ce que je ressens lorsqu’on me parle des Etats-Unis. Tout et son contraire. Un enthousiasme énorme, rapidement suivi d’un sentiment de dégoût. Ou parfois dans l’ordre inverse, c’est selon. Comment pourrait-il en être autrement ? Pays des libertés individuelles, pourtant largement et scandaleusement reniée ça et . Pays des réussites économiques et financières, ou les riches sont très riches, mais où les pauvres sont très .. nombreux en tout cas.

Je ne connais pas bien les Etats-Unis, mais j’ai eu la chance d’y aller quelques fois (je remercie au passage mes gentils hôtes qui ont su m’y accueillir, d’Est en Ouest). Ce drôle de sentiment, très contrasté ne me quitte jamais à chaque fois que j’y voyage. Vous me direz que c’est bien comme ça partout, ici aussi. Je me permettrais quand même de souligner que ce contraste est bien grand de l’autre côté de l’Atlantique. L’air de rien, ils ont le pire néo conservateur au pouvoir et cela dure depuis 8 ans, et pourtant ce sont les premiers qui s’apprêtent à élire un président issu d’une minorité ethnique… Alors oui aussi, ils sont nuls en géographie, sont capables de confondre la France avec la Croatie, mais bon. Qui a déja entendu parler de l’Etat de l’Idaho, pourtant grand comme 7 fois la Belgique ? Et de sa capitale (Boise) ? Qui sait le situer sur une carte ? (Je fais le malin, j’ai découvert ça il y a 10 jours en me renseignant sur les géniaux Built To Spill.)
« Capable du meilleur, comme du pire. Mais pour le pire, je suis le meilleur », chantaient en cœur les sautillants FFF à la fin des années 90. Cela pourrait figurer la Statue de La Liberté. Ou tout aussi bien dans n’importe quel Jingle de chaîne de télévision ou de station de radio.
Car bien évidemment, ce contraste déteint largement sur la création artistique en général.
Prenez le cinéma, personne ne s’étonnerait si on vous disait que le même studio pouvait produire des chefs d’oeuvre comme ça , ou des merdes comme ça. Les séries américaines sont pas mal dans le genre. Quoi de commun entre le génial (legendary 😉 )« How I met Your Mother » et « Charmed » ? (désolé pour les fans de Charmed et de la famille Spelling, les nostalgiques de Beverly Hills, tout ça.. mais il faut avouer que c’est vraiment très mauvais..). Bref je pense que vous saisissez mon propos. Evidemment ce genre de constat s’applique à la musique. Maria Carrey et Christina Aguileira face à Elliott Smith et les Strokes..
Je mettrai les mauvais côtés au placard lorsque viendra mon post sur le Rock Indé Américain, mais il faudra tenter de se souvenir de cette chronique, c’est important. Je ne souhaite pas être taxé de Pro-Américain, Pro-Bush ou je ne sais quoi. En attendant je vous laisse avec West Side Story. Je ne parlerai pas de Rock aujourd’hui, mes oreilles bourdonnent encore du samedi 21.

free music
21
Avr

Blame Canada…

..pour avoir des artistes aussi talentueux.
Pour mémoire, et aussi pour ceux qui ont manqué ce qu’il convient d’appeler un chef d’oeuvre cinématographique « South Park, The Movie » (bon ok, c’est pas précisément un chef d’oeuvre, mais je n’écris pas non plus un blog sur le ciné), voici le fil conducteur de ce film. Alors l’histoire, euh..c’était quoi déjà. Ah oui pour une raison obscure de film canadien visionné par Stan, Kyle, Kenny et Cartman, l’anarchie se propage dans la bonne vieille ville de South Park. La situation devient tellement préoccupante que la Maison Blanche ne trouve rien de mieux que de déclarer la guerre au Canada. Pour l’occasion, le chant de guerre sera alors celui-ci :

free music


Et pourtant j’aime le Canada.
Et pas seulement le sirop d’Erable et Robin Scherbatsky(!) Parlons plutôt des groupes canadiens. Au Canada, c’est comme si les conditions météo stimulaient la création musicale. On imagine aisément, l’hiver au Canada, -30°C, un mètre de neige, qui bloque la sortie du studio de répétition. Forcés d’y jouer tout l’hiver, les musiciens.
Capitale de la province de l’Ontario, Toronto occupe une place de choix dans le paysage musical du pays, puisqu’elle compte probablement beaucoup de musiciens coincés dans le studio l’hiver. Plutôt que de dresser une liste de groupes plus ou moins connus/obscurs qui y sont nés (ce qui serait à la fois trop long et difficile), usons plutôt des medias mordernes pour illustrer cette abondance musicale. Je commence ici par la chanteuse Torontoise Amy Millan.

Amy Millan en solo, tendance Folk, ça donne cela :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/amylosinyoufin.mp3]

Amy Millan en solo, tendance Country, ça donne ceci :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/amyruby.mp3]

Amy Millan avec son groupe Stars, tendance Pop. Voici le final de l’album. Je vous previens c’est beau.
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/starscalendargirlfin.mp3]

Sur cette scene Torontoise, on y trouve aussi le groupe Metric, petit frere « Rock » de Stars. Voici le final de l’album. Je vous previens ça envoie.
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/metricliveitoutfin.mp3]

Amy Millan participe aussi au projet Broken Social Scene, très Indy, tendant parfois vers l’expérimental.
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/brokensocialfireeyedboydebut.mp3]

Et lorsque la scène de Toronto rencontre le succès, cela donne Feist.
Feist, c’est certes un peu plus consensuel. On aime ou on aime pas, mais jugez plutôt sur la video ci-dessous.. Il s’agit de la performance de Leslie Feist donnée l’année dernière lors d’un passage à un célèbre show américain. Performance que l’on pourra qualifier d’exceptionnelle, accompagnée notamment des New Pornographers, groupe Indy-Pop originaire de … Vancouver, Canada.
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=DmEHauRTzJI[/youtube]

La classe, non?